Le hardcore français a encore de belles heures devant lui et Beyond The Styx nous le montre avec son nouvel album, et les tourangeaux ne vont une nouvelle fois pas faire dans la dentelle avec un brulôt incendiaire de dix titres efficaces de la première à la dernière seconde. Chaque titre est efficace, dynamique, et bien exécuté.

Le combo de Tours débute avec DC. Des guitares puissantes, un chant guttural pour le moins intense : on est bien face à du hardcore bien senti. La batterie fait un boulot de folie et tout se déroule impeccablement. Les changements de rythme sont bien amenés et exécutés par le groupe. La bascule avec la seconde piste, Collateral se fait avec fluidité.

L’ensemble de l’album est du même acabit : du hardcore bien fait, où tous les instruments ont leur place et où cela ne ressemble pas à une bouillasse musicale surmontée de chant. Vous l’aurez compris je ne suis pas hyper fan de hardcore, c’est un goût personnel, mais cela n’empêche pas de voir que les tourangeaux ont soigné toutes les étapes de leur album. De la pochette, toujours aussi réussie, à la composition en passant par la réalisation musicale et le mastering, tout est propre, bien fait et carré de la première à la dernière seconde. Des titres comme Chain of Life donnent également une autre dimension à la musique du groupe. Il y ajoute de la mélodie, de la puissance et un degré de technique plutôt surprenant. C’est au final le titre qui m’a le plus désarçonné sur cette galette, et tant mieux ! On retrouve également cette composante mélodique sur Scorchad par exemple et cela fait plaisir aux oreilles. Bien entendu sur les dix certaines chansons sont plus prenantes, par exemple la très chaloupée ESCXIX qui a été également un bon moment d’écoute.

Des groupes comme Beyond The Styx sont à deux doigts de me faire changer d’avis sur le hardcore : ils sont capables de proposer. Après un Stygma bien réussi, le groupe reprend le mors aux dents quatre ans après et montre qu’il a mûri, que ses compositions sont plus acérées. Sentence fait partie de ces nouveautés hardcore qui devraient sans nul doute séduire les fans !

Thomas Riquet

Thomas Riquet

Passionné de cultures alternatives, Thomas dirige eMaginarock depuis 2008. Editeur, photographe, anthologiste, graphiste... ses casquettes ont été nombreuses dans sa vie, un peu comme un chapelier fou, mais avec toujours une ligne directrice qui s'est dégagée : faire découvrir les univers qu'il aime aux autres.

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