Volturian est un groupe de metal mélodique originaire d’Italie, qui nous propose son second album, deux ans après Crimson qui m’avait plutôt séduit. C’est donc au tour des dix pistes de Red Dragon de venir chatouiller nos oreilles, et le moins que l’on puisse dire c’est que le groupe n’a rien perdu de son savoir-faire, et s’est même amélioré.

L’introduction avec Rebirth nous plonge de nouveau dans l’ambiance que propose le groupe. Un sample électro intriguant qui nous laisse sur notre faim jusqu’à l’arrivée de Stay. Dès les premiers riffs de guitare on sent que le quatuor n’a rien perdu de son talent. La mélodie de guitare est impeccable, la batterie rythme ça parfaitement accompagnée de la basse tandis que Federica pose sa voir claire et intense sur les lignes de chant. C’est entraînant, bien construit et on ne peut qu’aimer la passion qu’ils y mettent. Harley se fait plus rapide sur son intro puis on se retrouve face à une piste hybride, laissant la part belle aux talents de vocalistes de la chanteuse. Retour de l’électro sur Empty World et le reste de la chanson suie la veine précédente. Cet album est loin d’être mauvais, mais après avoir été agréablement surpris sur Crimson je dois dire que j’ai eu la sensation d’un manque d’inventivité, d’une absence de prise de risque de la part des italiens qui est à mon sens assez dommage. Torn Asunder de nouveau se base sur des rythmes électro pour lancer la piste avant que le chant ne vienne s’ajouter. Et c’est assez étonnant mais les autres instruments sont hors-jeu sur cette piste.

Burn It Up revient à des choses plus classiques, avec une composition très intéressante au niveau des instruments. Puis vient la balade Distant Caress, pause douce et séduisante bien que très courte. Et on enchaîne avec Bury Me qui se fait tout de suite plus efficace, tout en mettant une fois de plus en avant des samples qui viennent ajouter à la majesté de la musique du groupe. Freeze et Descent concluent l’album comme il a commencé : avec une composition carrée et bien réalisée.

Avec Red Dragon les Volturian montrent qu’ils savent faire de la musique, même s’ils restent clairement sur leurs acquis. Les dix chansons sont bonnes, avec quelques surprises, mais toutefois on ne ressent pas de défi pour ces musiciens tous expérimentés, et c’est un peu dommage.

Thomas Riquet

Thomas Riquet

Passionné de cultures alternatives, Thomas dirige eMaginarock depuis 2008. Editeur, photographe, anthologiste, graphiste... ses casquettes ont été nombreuses dans sa vie, un peu comme un chapelier fou, mais avec toujours une ligne directrice qui s'est dégagée : faire découvrir les univers qu'il aime aux autres.

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