Nouvel album pour les suédois de Meshuggah avec Immutable, six ans après l’excellent The Violent Sleep Of Reason. Trop longtemps d’absence pour les fans, mais même eux le savent : un bon album demande du temps. Et Immutable n’est pas juste bon, il est excellent !

Treize pistes, c’est tout ce que se donne le combo pour convaincre leurs fans qu’ils n’ont rien perdu de leur mordant. Et c’est à Broken Cog que revient la lourde tâche de débuter l’album. Une batterie saccadée, des guitares prog, un chant impressionnant. Très clairement on est face à un groupe à son meilleur niveau. The Absysmal Eye ou encore Light The Shortening Fuse ne vont pas me faire changer d’avis. C’est intense et le groupe propose de nouveau un son massif, innovant et prenant. J’ai mis longtemps avant de vraiment accrocher au son de ce groupe mais je fais désormais partie des convaincus : ce groupe ne se repose pas sur ses lauriers et parvient encore à se réinventer. Des pistes comme Phantoms, They Move Below, The Faultless en sont une fois de plus un parfait exemple. Chaque instrument est à sa place, vient ajouter son rythme et sa magie à cette magnifique recette.

Je vais faire ressortir, à titre personnel, certaines pistes de l’album qui sont pour moi vraiment remarquables. I Am The Thirst est la première : des rythmes planants, le chant guttural de Jens, et un côté prog très intéressant. L’introduction de Past Tense, et le reste de la chanson qui vient conclure Immutable est également un bel exemple de la musique des suédois lorsqu’ils souhaitent proposer quelque chose de plus posé. Une mélodie magnifique à la guitare de la première à la dernière seconde on est immergé dans leur musique. Et je termine en citant Ligature Marks : un son puissant notamment grâce une section rythmique impressionnante, une petite mélodie de guitare presque feutrée, et une voix brute. Une merveille…

Avec Immutable il est clair que Meshuggah vient donner aux fans ce qu’ils attendent : une puissance, un son massif. Personnellement de la première à la dernière seconde j’ai adoré. Le groupe parvient à se renouveler tout en conservant de grosses qualités de composition et de réalisation. Treize pistes, treize succès !

Thomas Riquet

Thomas Riquet

Passionné de cultures alternatives, Thomas dirige eMaginarock depuis 2008. Editeur, photographe, anthologiste, graphiste... ses casquettes ont été nombreuses dans sa vie, un peu comme un chapelier fou, mais avec toujours une ligne directrice qui s'est dégagée : faire découvrir les univers qu'il aime aux autres.

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