J’ai toujours été un grand amateur de Star Wars et de son univers étendu, même si je l’ai, par la force des choses, lâché depuis un certain nombre d’années. J’ai fini par replonger dedans à l’occasion de la sortie en France de La Haute République, une nouvelle époque de cet univers étendu où la Force et les Jedi sont les garants de la liberté et d’une République épanouie. Bref, un nouveau terrain de jeu, bien antérieur à tout ce que l’on connaît et cela pour le plus grand plaisir des fans.

BIEN AVANT LE PREMIER ORDRE
AVANT L’EMPIRE
AVANT LA GUERRE DES CLONES…
LA LUMIÈRE DES JEDI OUVRE LA VOIE D’UNE NOUVELLE ÈRE POUR LA GALAXIE :
LA HAUTE RÉPUBLIQUE !
C’est un âge d’or pour la galaxie. Les intrépides prospecteurs hyperspatiaux étendent les frontières de la République jusqu’aux étoiles les plus lointaines, les mondes s’épanouissent sous la direction bienveillante du Sénat et la paix règne, préservée par la sagesse et la puissance d’un ordre de Chevaliers connus sous le nom de Jedi. Toutefois, même l’éclat le plus lumineux peut projeter une ombre.
Lorsqu’un événement catastrophique a pour effet de disloquer un vaisseau au cœur de l’hyperespace, la pluie de débris qui en résulte met en péril un système stellaire tout entier. Les Jedi se rendent immédiatement sur place, mais l’envergure de la catastrophe pousse les valeureux Chevaliers à leurs limites.
Alors même que s’engage une lutte titanesque pour sauver des millions de vie, une menace grandit dans les ténèbres, capable d’instiller la peur jusque dans le cœur des Jedi.

Dès les premières lignes de La Lumière des Jedi l’auteur pose la situation avec la destruction du New Horizon et ses conséquences dramatiques. Le lecteur découvre ensuite ce que Charles Soule nous réserve et personnellement j’ai été épaté de l’épaisseur scénaristique de ce roman. Au-delà de la catastrophe décrite à partir des premières pages et pendant une bonne moitié du livre on nous emmène sur des pistes diverses, à la découverte de personnages dont les actions vont avoir des ramifications et des conséquences sur la suite de manière étonnante. L’auteur nous présente d’ailleurs dans le roman aussi bien les Jedi et leurs immenses pouvoirs qui seront rudement mis à contribution, mais également la République et son fonctionnement autour de la Chancelière. Cela nous permet d’avoir la vision la plus large possible de cette Haute République sans se focaliser exclusivement sur un seul pan de l’univers.

La galerie de personnages est elle aussi très intéressante : chacun d’entre eux a son rôle à jouer, petit comme important. On y retrouve de manière assez logique un florilège de jedi, tous plus doués les uns que les autres et jouant de la force avec talent. Toutefois ils ne seront pas épargnés par l’auteur et rencontreront même quelques grosses difficultés au fil des pages. Mais les personnages plus « normaux » auront également la part belle, qu’il s’agisse de la Chancelière, des divers Sénateurs, ou bien encore du petit génie qui va aider tout ce beau monde à se sortir d’une situation inextricable. Le pendant de la République, représenté par les pirates et leur Œil étonnant à tous points de vue. La thématique de l’Orage utilisée est très poétique et intelligente également. Sur chacun de ses protagonistes Charles Soule parvient à nous transmettre ce qu’il souhaite de son caractère, de ses aspirations, de ce qu’il est, créant un réel lien avec lui. Parfois brisé trop vite…

Ce premier roman dans l’univers de la Haute République est un franc succès de la première à la dernière page. On se prend au jeu de l’aventure et l’on re-pénètre avec délice dans cette ambiance emplie de jedi, de vaisseaux spatiaux et de créatures étonnantes. Pocket continue avec succès son exploration de l’univers créé par Georges Lucas et j’ai franchement hâte de savoir ce qu’il va advenir de cette Haute République dans le second opus…

Thomas Riquet

Thomas Riquet

Passionné de cultures alternatives, Thomas dirige eMaginarock depuis 2008. Editeur, photographe, anthologiste, graphiste... ses casquettes ont été nombreuses dans sa vie, un peu comme un chapelier fou, mais avec toujours une ligne directrice qui s'est dégagée : faire découvrir les univers qu'il aime aux autres.

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