L’été dernier Urban Comics a mis en place une opération spéciale proposant une série de comics à un prix extrêmement attractif. J’ai décidé de vous en parler un peu car ces visites des univers DC ont réchauffé la période hivernale. Je les ai dégustées au coin du feu avec un plaisir non dissimulé. J’ai aussi décidé de vous en parler car sur eMaginarock nous ne parlons pas assez de comics. On attaque donc avec Batman, l’asile d’Arkham !

Après avoir plaidé la folie pour échapper aux accusations d’escroquerie financière, Warren White, surnommé « le Requin Blanc », est condamné à purger sa peine entre les murs capitonnés de l’Asile d’Arkham. Alors qu’il fait ses premiers pas dans les couloirs de l’institut, White commence à comprendre la signification du sourire de ce juge malicieux qui accepta trop facilement son alibi de troubles mentaux. Que faire lorsque vos compagnons de cellule se nomment Killer Croc, Poison Ivy ou Humpty Dumpty ?

Cet album, malgré un dessin qui me correspond finalement assez peu, m’a séduit de part son scénario. L’idée de mettre le roi de l’escroquerie derrière les barreaux de l’asile d’Arkham qui renferme les pires criminels de Gotham et voir ses réactions, son évolution, est vraiment intéressant. Au final Batman est assez extérieur à cet album, il n’agit que comme une ombre dans la nuit, planant au-dessus du récit. Warren White va se trouver confronté à certains des hôtes de l’asile pour son plus grand déplaisir et va en ressortir totalement changé.

Le dessin de cet album manque de réalisme à mon goût. Je suis un véritable adepte du dessin net, bien fait et aux couleurs vives. Ici on se retrouve avec une image sombre, inquiétante, parfait reflet de la folie qui environne notre protagoniste. On se prend au final au jeu de ce dessin surprenant mais qui s’avère totalement adapté.

Le travail de Dan Slott au scénario et de Sook Ryan au dessin est juste impeccable et Urban Comics a eu une bonne idée de proposer cet album dans son opération promotionnelle. Il s’agit d’une bonne porte d’entrée vers l’univers du Batman et surtout de tous ceux qui gravitent autour au fil des albums.

Thomas Riquet

Thomas Riquet

Passionné de cultures alternatives, Thomas dirige eMaginarock depuis 2008. Editeur, photographe, anthologiste, graphiste... ses casquettes ont été nombreuses dans sa vie, un peu comme un chapelier fou, mais avec toujours une ligne directrice qui s'est dégagée : faire découvrir les univers qu'il aime aux autres.

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