Entretien avec Léa Lecavelier Des Etangs, photographe

Bonjour, et merci de prendre quelques minutes pour répondre à mes questions. Peux-tu tout d’abord nous expliquer comment tu es devenue photographe ?

Hello ! je t’en prie, merci à toi pour cette proposition d’interview. Je me suis intéressé à la photographie très jeune (j’avais 10 ans), j’empruntais le petit appareil photo compact de mon père et je courais en extérieur faire pleins de photos. J’adorais à cette époque aller dans le cimetière de mon village pour photographier les tombes anciennes, je réalisais des photos en noir et blanc que je retouchais avec PHOTOFILTRE ! J’adorais ça. Je faisais aussi beaucoup d’autoportrait gothique romantique en noir et blanc. Ensuite, fin 2012 j’ai investi dans un Nikon d5100 avec un objectif 18_55mm classique afin de passer à un autre lvl et j’utilisais Adobe LIGHTROOM.

En Mai 2013 je me suis offert mon premier beau bijoux d’objectif un sigma 50mm f/1.4, il a changé ma manière de photographier, c’était une révélation !

Tes clichés dévoilent un univers tantôt mythique, féérique, bref imaginaire. Où trouves-tu tes idées de départ ?

J’avoue que je suis une grande rêveuse, j’adore la magie, les étoiles, le cosmos.

Tes modèles sont majoritairement des femmes. Comment sélectionnes tu celles avec lesquelles tu travailles ? Et pourquoi pas d’hommes ?

Oui je photographie beaucoup de femme, je n’ai pas de critères de beautés, c’est surtout une question de feelings « de connexion » et surtout un beau travail d’équipe et d’écoute. Je suis tout à fait ouverte pour photographier des hommes, cela m’est déjà arrivé plusieurs fois par le passé et j’ai adoré ! C’est génial que tu ais posé cette question car ça m’a donné pleins d’idées !

Quel matériel (appareil et logiciels) utilises-tu pour travailler, le plus souvent ?

Actuellement j’ai un Nikon D850 que j’utilise avec deux objectif SIGMA 85mm f/1.4 et 18-250 f/2.8 et enfin un SAMYANG 14mm f/2.8

En logiciel je suis exclusivement sur Photoshop, et quelques fois je réalise des créations personnelles sur mon iPad grâce à Procreate.

L’un des aspects fort de ton travail est d’offrir des rendus inattendus, notamment grâce à un gros travail de retouche pour délivrer toute la magie de ton esprit dans une photo. Comment travailles tu spécifiquement cet aspect de ta démarche artistique ?

L’intuition ! J’ai appris au fur et à mesure des années à ne plus être dans le contrôle de ce que je créais, j’ai appris à communiquer avec mon « âme », je laisse mes intuitions propager leurs magies. C’est aussi une question d’énergie, ce que j’ai ressenti quand j’ai rencontré ma modèle, quelles couleurs me sont venues etc. Quand mes intuitions s’activent et que les images arrivent dans ma tête, j’adapte mes techniques de retouches en fonction du rendu que j’imagine, parfois ça demande de sortir de sa zone de confort et de « bidouiller » encore plus mais j’adore !

Tu shootes en extérieur, mais tu sembles aussi maîtriser les aspects studio, puis ta post-production rend ensuite chacun de tes décors encore plus magiques. D’où tiens-tu cette manière de travailler les fonds ?

J’ai appris les retouches de manière autodidacte en regardant des tutos sur YouTube et en « bidouillant » Photoshop, ensuite tout est question de feeling, d’intuition comme je l’ai dit plus haut. Connaitre les bonnes techniques c’est bien mais les utiliser autrement c’est autre chose, et c’est là que découle le résultat final.

Combien de temps passes-tu en moyenne sur chaque photo ? (En comprenant prise de vue, retouche, publication).

Cela dépend, c’est délicat comme question, généralement je ne compte pas mes heures, sauf pendant les prises de vues, généralement 1h voir 30 minutes (je sais à l’avance ce que je vais faire et je privilégie la qualité à la quantité). Pour un set complet de 8 photos très travaillée, je dirais 2h30/3h max (prise de vue, retouches, envoi et publication).

As-tu des artistes qui t’ont inspiré et que tu aurais envie de citer ?

Il y a plusieurs années j’ai découvert le travail de « Amanda Diaz Photography » qui m’a énormément inspirée et aussi le travail de « Laura Helena Photography ». Dans mes débuts j’étais très dans le « JE VEUX FAIRE COMME ELLES ! » et au fur et à mesure j’ai commencé à avoir ma propre patte artistique car le plus important dans l’art c’est l’authenticité et créer avec son cœur.

Il y a aussi sur insta : AtonikArt (il réalise des créas digital cosmique, je suis fan !) et tant d’autres… je m’émerveille de peu de chose donc l’art en général m’inspire, la vie en elle-même m’inspire.

Quelle serait ta série préférée parmi toutes celles que tu as shootées ?

Je n’ai pas vraiment de série préférée, je les aime toutes car elles ont toutes été des nouvelles expériences qui m’ont permis de faire des belles rencontres, d’avoir de beaux échanges et de lvl up que ce soit artistiquement, professionnellement et intérieurement.

Les réseaux sociaux ont-ils été un réel moteur pour la progression de ta notoriété ?

Dans mes débuts en 2012 jusqu’en 2016 oui cela été un réel moteur, à cette époque il n’y avait pas toutes ces restrictions de visibilité, on pouvait être vu et suivi facilement, à présent cela aide toujours mais j’avoue que le « bouche à oreille » fonctionne davantage.

Sur quels supports peut-on retrouver ton travail ?

Sur mon site : www.lecavelier-d.fr et sur instagram @Lecavelierd

Quels conseils donnerais-tu à quelqu’un qui cherche à se lancer dans la photographie ?

Ecoute ton cœur, ne cherche pas à absolument bien faire et à respecter à la lettre les techniques que tu apprends, adapte ces techniques à ce qui résonne le plus avec ton cœur, soi toi-même et surtout apprend à croire en toi.

Merci beaucoup pour tes réponses et à bientôt au détour d’une nouvelle série de photos sur les réseaux !

Thomas Riquet

Thomas Riquet

Passionné de littératures de l'imaginaire il cherche à faire partager sa passion au plus grand nombre à travers ses chroniques et le site. Depuis 2011 il est également anthologiste et directeur de la collection Reflets d'Ailleurs (Fantasy) des Editions Asgard, sous son vrai nom. Ce faisant il assure également la direction littéraire d'anthologie lorsque tous ses boulots lui en laissent le temps, ce qui arrive trop rarement à son goût..

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