Entretien avec Korbinian Benedict, bassiste d’Ad Infinitum

Bonjour, et merci de prendre le temps de répondre à mes questions. Peux-tu tout d’abord te présenter et nous expliquer ce que tu fais au sein d’Ad Infinitum ?

Salut, je suis Korbinian Benedict, et je suis le bassiste du groupe. Et c’est un plaisir de te répondre.

Comment est-ce que tu t’es mis au metal, la toute première fois ?

J’ai grandit en écoutant les disques de mes parents. Ils avaient une belle collection de Whitesnake, Van Halen, Deep Purple, Rolling Stones, AC/DC… J’avais dix ans quand je suis tombé sur un album de Nigthwish et j’en suis tombé amoureux. Un an plus tard j’ai découvert Live at Rock in Rio de Iron Maiden et ce fut un nouveau coup de cœur. Il fait d’ailleurs toujours partie de mes disques préférés.

Chapter II : Legacy est votre nouvel album. Comment avez-vous travaillé dessus ? Qui écrit la musique, qui se penche sur les paroles ?

Du fait du Covid et des confinements, nous avons travaillé les chansons via Skype et WeTransfer. Cela a étonnament très bien fonctionné d’ailleurs. Chacun apportait ses idées et nous travaillions dessus en équipe. Les paroles par contre sont la chasse gardée de Melissa, notre chanteuse. Nous sommes assez fiers de pouvoir dire que nous avons écrit et produit cet album par nous-même.

Pour les orchestrations nous avons travaillé avec Elia Holmlid de Dragonland, et le mixage et le mastering par Jacob Hansen au Danemark.

Où trouves-tu l’inspiration quand il faut écrire de la musique ?

L’inspiration vient de partout, de plein d’opportunités. Cela peut être lié à un état d’esprit émotionnel, une bonne chanson, un film, l’esprit humain, la littérature… Evidemment sur cet album tout tourne autour de Vlad Tepes, aka Dracula !

Pour certains il est un héros national, pour d’autres un tyran, et enfin pour quelques-uns il a inspiré le mythe des vampires. Ce personnage fascinant a fait de lui le sujet parfait pour cet album.

La musique du groupe mélange le metal symphonique, en ajoutant du chant saturé, et un véritable univers autour du son. Comment vous travaillez ces aspects ?

On essaie d’écrire de bonnes chansons, avec des mélodies catchy et des paroles intelligentes, tout en mettant des guitares et une batterie puissantes, ainsi qu’en ajoutant des orchestrations.

On essaie de ne pas être ennuyeux et d’incorporer des sons modernes à nos compositions, tout en maintenant les éléments symphoniques et power de notre musique.

Quelle est ta piste préférée sur cet album ?

Je ne peux tout simplement pas te répondre car elles me sont toutes très chères pour plein de raisons différentes, un peu comme des enfants. On les aime toutes pareil ! (rires)

Vous avez Nils Molins en tant que guest sur cet album. Comment avez-vous fait en sorte de le faire chanter sur ce titre ?

Melissa le connais et elle lui a tout simplement demandé, puis on a espéré qu’il dise oui. Fort heureusement ce fut le cas et sa performance sur Afterlife est impressionnante !

Comment avez-vous travaillé sur l’artwork de cet album ?

Ce travail s’est fait avec le photographe et designer Nat Emede, d’Espagne. Nous avons partagé quelques idées avec elle et sa créativité a fait le reste et donné vie à cet artwork.

Qu’avez-vous encore de prévu en termes de clips ? Afterlife et Unstoppable sont déjà sortis, mais en avez-vous encore d’autres à proposer au public ? Et sur Afterlife, comment s’est passé le tournage ? Le résultat est assez impressionnant avec les flammes et les vues aériennes.

Oui, ces deux clips sont assez impressionnants avec le château, le champ de bataille… C’était très fun à tourner.

Et nous avons deux autres vidéos de planifiées. Elles sont déjà dans la boîte et la prochaine sortira courant octobre.

2021 a été un très bon cru pour les albums. Lequel ou lesquels a eu ta préférence ?

J’ai vraiment beaucoup apprécié le dernier album de Jinjer, une petite tuerie…

Le monde, et l’Europe, ont connu de nombreux confinements et des mesures sanitaires strictes qui ont gardé les musiciens éloignés de la scène. Comment avez-vous occupé ce temps-là ? Et je suppose que tu es plus que content de retrouver la scène ?

Nous avons utilisé ce temps pour écrire les chansons pour Chapter II et tourner des vidéos. Nous avons également enregistré un concert surprise en ligne qui sera diffusé le 6 novembre. Les tickets peuvent être achetés ici.

Au cours de l’été 2021 nous avons eu la chance de toute de même participer à deux festivals et le 29 octobre nous allons jouer à Pratteln en Suisse pour la release de l’album. Donc bien entendu que nous sommes ravis de retrouver les planches, de nous rebrancher et de jouer devant un public. Et l’on en veut toujours plus !

Avez-vous déjà travaillé le nouveau set que vous allez présenter ? Je suis très excité à l’idée de vous voir à Paris à votre prochain passage.

Oui nous avons beaucoup travaillé l’aspect scénique de notre nouveau set, et nous débordons d’idées pour renforcer l’expérience du public.

Merci pour tes réponses et à bientôt au détour d’une scène !

Thomas Riquet

Thomas Riquet

Passionné de littératures de l'imaginaire il cherche à faire partager sa passion au plus grand nombre à travers ses chroniques et le site. Depuis 2011 il est également anthologiste et directeur de la collection Reflets d'Ailleurs (Fantasy) des Editions Asgard, sous son vrai nom. Ce faisant il assure également la direction littéraire d'anthologie lorsque tous ses boulots lui en laissent le temps, ce qui arrive trop rarement à son goût..

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *