Depuis la naissance de la “french touch” dans les années 90, la France a une place à part dans la scène electro. Loin de se cantonner aux groupes mainsteam et ultra-populaires, elle a vu se développer dernièrement un variant aux accents metal bien prononcés. FauxX est l’un de ses derniers représentants en date.

Le duo FauxX s’est formé en 2017 et ce n’est qu’au printemps dernier que le premier album StatistiC EgO a vu le jour. Avec sept pistes pour une durée frôlant tout juste les 45 minutes, cet album va droit à l’essentiel. C’est un album d’ambiance plus que de contenu, à ressentir plutôt qu’à comprendre. Pas de refrain fédérateur à la Shaârghot, pas d’ambiance dancefloor comme chez Horskh ; FauxX opère dans un registre sale et dérangeant, parfois à la limite de la musique bruitiste expérimentale.

Musicalement, on retrouve dans cet album quelques inspirations nineties. L’omniprésence des synthés évoque Nine Inch Nails ou Skinny Puppy, mais avec les sonorités rugueuses et inquiétantes de la darksynth. Du côté des paroles, difficile d’y percevoir quelque chose de plus clair. Elles sont au mieux cryptiques, avec de nombreuses allusions à la mort. Le nom de l’album lui-même pousse à la réflexion, avec ces deux mots qui semblent s’opposer. Le groupe l’explique par la volonté de représenter le conflit, qu’il soit intérieur ou extérieur. Deux clips vidéo accompagnent la sortie de l’album, d’abord Their Garbage In The Heart puis Alt Light Rebirth.

Au final, tout dans ce premier opus intrigue. Je serais bien en peine de dire si je l’ai apprécié ou non, de recommander un titre en particulier, ou de classifier FauxX au sein d’un genre. Ce qui, quand on y pense, montre bien que le groupe a réussi son coup, puisque me voilà à mon tour en plein conflit interne pour présenter cet album !

Ce qui est certain en revanche, c’est que FauxX a su s’affranchir des codes classiques de la musique industrielle pour se créer une identité unique. Il faudra attendre 2022, si les conditions sont favorables, pour les voir défendre ce premier album sur scène. L’occasion, on l’espère, de lever un peu plus le voile sur leur univers.

Wolflord

Wolflord

Infatigable arpenteur des plans de l’imaginaire, je me réincarne au fil de mes voyages. De Gotham City à R’lyeh, du sanctuaire d’Athéna aux terres de Rokugan, je parcours les mondes en quête de nouveaux défis à relever et d’histoires à raconter. Et sans jamais oublier de prêcher la bonne parole du dieu Metal.

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