Entretien avec Bastien, fondateur de Horskh

Bonjour, et merci de prendre quelques minutes pour répondre à mes questions. Est-ce que tu peux tout d’abord te présenter et nous expliquer ce que tu fais dans Horskh ?

Je suis Bastien, fondateur de HORSKH. Compositeur, chanteur, et guitariste. Nous sommes 3 dans le groupe. Jordan fait des arrangements, joue de la guitare et des machines. Brioux est batteur. Je m’occupe aussi de la direction artistique autour des visuels et différents choix liés au groupe.

D’où vient le nom du groupe ?

Horskh est comme une empreinte. Un mot suggestif par sa sonorité et son écriture.
Il évoque de la violence, de la tension et une part de mystère et d’absurde. C’est assez représentatif de notre musique

Comment en es-tu venu au metal indus, à la fois en tant que fan et en tant que musicien ?

J’ai été un grand fan de Nirvana à partir de mes 8 ans. Petit à petit j’ai évolué vers des sonorités plus Metal. J’ai ensuite découvert Marilyn Manson puis Nine Inch Nails. Cela m’a ouvert à la musique électronique en général.
En tant que musicien j’ai commencé à composer sur des logiciels pour pouvoir faire des morceaux de bout en bout sans l’aide d’autres personnes. Je jouais dans différents groupes de métal étant Ado et parallèlement c’était un réel plaisir de pouvoir tout composer tout seul sur ordinateur!
J’en suis donc arrivé assez naturellement à mêler ces influences et pratiques.

Wire est le nouvel album du groupe. Comment s’est passée son écriture ?

On a travaillé très dur pendant 4 ans sur cet album. Il y a eu plusieurs phases de compositions, d’arrangements, de productions. On a tenté pas mal de choses sur cet album, mêlé des machines différentes, des sons de provenances variées.

La musique Horskh est particulièrement puissante et énergique. Comment parviens-tu à cette alchimie ?
Comme je disais précédemment, il y a plusieurs phases dans la composition. En général chaque idée de morceau est modifiée, arrangée, optimisée des dizaines, voire des centaines de fois avant d’arriver au résultat final.  Il y a plusieurs strates, plusieurs étapes qui font de nos morceaux ce qu’ils sont.

Où trouves-tu l’inspiration quand il s’agit d’écrire la musique de Horskh ?

L’inspiration vient de tout ce qui m’entoure. Musicalement, j’écoute pas mal ce qui se fait en ce moment comme Scweffelgelb, Ghostemane, Youth Code etc.. mais je reviens aussi aux classiques qui m’ont marqué étant jeune, comme Antichrist Superstar de Marilyn Manson ou les 1ers Korn. J’aime assez faire ce genre d’allers retours. Je m’inspire aussi beaucoup de toutes les images présente sur les réseaux pour l’univers de HORSKH

Quelle est ta piste préférée de l’album, et pourquoi ?

Difficile à dire. Avoir ce type de recul sur ce qu’on fait est très compliqué. J’aime beaucoup Strobes car il est assez audacieux dans sa compo. J’ai essayé de mêler certaines influences TRAP et indus. Sinon, Mud in My Wheels est représentatif de ce qu’on fait aujourd’hui donc je l’aime beaucoup aussi.

Un clip est actuellement sorti pour Mud In My Wheels. Comment s’est passé le tournage ? Ce n’est pas trop dur de devoir faire semblant de jouer et chanter pendant tout un tournage ?

Haha. Non ce qui est dur c’est plutôt le travail et l’organisation que cela représente. Le fait de jouer et chanter représente 10% du boulot en gros! J’essaie de m’impliquer le plus possible dans nos clips aujourd’hui, pour qu’ils collent vraiment à l’univers de HORSKH. De la 1ère idée jusqu’au montage, en passant par l’écriture du scénario, le choix  des accessoires, costumes etc…
Pour Mud in my Wheels, on a tourné pendant 5 jours dans différents lieux à Besançon, la ville d’où on vient. On a utilisé à fond notre réseau amical et professionnel pour trouver des lieux, des gens, de la motivation, de l’énergie. C’était une super expérience. Tout le monde a bien assuré.

Ca ressemblera à quoi un concert de Horskh, quand vous aurez le droit d’en refaire ?

On est ultra impatient de refaire des concerts et le public aussi d’en voir, donc je pense que ça va être la folie furieuse !!

Le confinement d’un musicien, ça consiste en quoi ? Beaucoup de musique avant tout ?

Oui. Beaucoup de composition, de réflexions et de temps pour imaginer les choses différemment.

2020 a été riche en sorties d’albums. Quel serait ton album de l’année ?

J’ai beaucoup écouté le dernier album de Ghostemane – Anti icon.
Je trouve le mélange d’influences très intéressant.
J’ai aussi beaucoup écouté Schweffelgelb, le EP Den Umgekehrten Atem

Merci pour tes réponses et à bientôt au détour d’un concert !

Thomas Riquet

Thomas Riquet

Passionné de cultures alternatives, Thomas dirige eMaginarock depuis 2008. Editeur, photographe, anthologiste, graphiste... ses casquettes ont été nombreuses dans sa vie, un peu comme un chapelier fou, mais avec toujours une ligne directrice qui s'est dégagée : faire découvrir les univers qu'il aime aux autres.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.