Entretien avec Abby, chanteuse de Burn Umber

Bonjour, et merci de prendre quelques minutes pour répondre à mes questions. Est-ce que tu peux tout d’abord te présenter et nous expliquer ce que tu fais dans Burnt Umber ?

Bonjour à toi et merci de nous accorder cette interview. Je suis Abby, chanteuse et co-fondatrice du groupe Burnt Umber. Burnt Umber est un groupe de Rock / Metal alternatif parisien qui puise ses racines dans le rock Anglais et le Metal Américain. Au niveau du line-up, on a J-War compositeur, batteur et co-fondateur du groupe, Massi et Wince aux guitares et Mickaël à la basse.

D’où vient le nom du groupe ?
« Burnt Umber » est une couleur et signifie en français « Terre d’ombre brûlée ». Avec J-War, on cherchait une identité forte pour notre projet et on a flashé autant sur le nom que sur les teintes de cette couleur, en adéquation totale avec notre musique. 

Comment en es-tu venu au rock, à la fois en tant que fan et en tant que musicien ?

Mon père étant un grand fan du rock&roll des 60’s-70’s, j’ai grandi avec les Beatles, les Rolling Stones et Chuck Berry entre autres ; et à 6 ans je chantais à tue-tête les tubes rockabilly.  Au fil des années j’ai découvert plein d’autres groupes français et internationaux comme AC/DC, Led Zeppelin, Les Doors et enfin bien plus tard Evanescence, Within Temptation, The Gathering…

Comment définirais-tu la musique de Burnt Umber ?

Notre musique mélange les atmosphères ambiancées du rock anglais (Radiohead, Coldplay, Porcupine Tree…) et la puissance du métal syncopé américain (Evanescence, 30 seconds to mars, Deftones…) agrémentée d’une touche pop avec le découpage couplet/refrain/pont/refrain de nos compos.

On retrouve aussi le côté anglais avec la basse surmixée par rapport aux autres instruments.

Notre autre atout c’est également la puissance vocale mise en avant par la composition des morceaux, c’était un choix délibéré de notre part.

On peut se définir comme un groupe de rock/metal à voix.

« Petroleum » est le nouvel album du groupe. Comment s’est passée son écriture ?

J’ai posé ma voix de manière très instinctive sur les compos de J-War et ça a matché presque instantanément à chaque morceau. On s’est vite rendu à l’évidence de la symbiose de nos deux univers et d’ailleurs, la création des 13 compos a été plutôt rapide.

La musique de Burnt Umber est très poétique. Comment parviens-tu à rendre tout cela aussi prenant ?

Que ce soit au niveau du chant ou de la composition, on veut réfléchir le moins possible, tout est fait de façon très instinctive. Spontanément les morceaux sortent avec énormément de contrastes entre les différentes parties. Je vais reprendre le feedback de certains auditeurs : on se retrouve embarqué dans de véritables montagnes russes, ça engendre un coté disruptif qui évite naturellement la lassitude et un déroulement trop linéaire.

Où trouves-tu l’inspiration quand il s’agit d’écrire la musique de Burnt Umber ?

Dans mon vécu ! A chaque fois je vais m’immerger dans une expérience personnelle. Franchement c’est pas toujours évident et des fois il faut un peu de temps pour en sortir, mais c’est vachement intense ! C’est un peu cliché mais c’est un genre d’accouchement, j’aime faire comme ça, le résultat est sincère et très chargé émotionnellement.

Quelle est ta piste préférée de l’album, et pourquoi ?
Chaque morceau représente une part de moi donc c’est difficile de les départager. Mais « Drowning » a évidemment un truc en plus car c’est le tout premier morceau où j’ai posé ma voix donc pour ça je dirais que c’est mon préféré. Dès les premières notes j’ai ressenti instantanément quelque chose de fort et pour la première fois de ma vie, je me suis vue chanter cette chanson sur scène en live. C’est difficile à décrire comme sensation mais ce morceau a une puissance de fou je trouve.

Un clip est actuellement sorti pour « Drowning ». Comment s’est passé le tournage ? Ce n’est pas trop dur de devoir faire semblant de jouer et chanter pendant tout un tournage ?
Le tournage était juste génial : on était des vraies stars. Il s’est passé sur 2 jours : 1 jour pour les plans en milieu aquatique et 1 jour en studio pour les autres plans. Ca reste un super moment vraiment. Et puis on était super bien entouré avec Camille Lafontaine de Decibela notre réalisateur et monteur et Stéphane Abenaqui notre chef opérateur.

C’était mon premier tournage de clip pour ma part et je me suis vraiment bien amusée, je me suis sentie comme un poisson dans l’eau si je puis dire. Ca reste un super souvenir car on s’est tous donné à fond et on s’est tous dépassé.

Ça ressemblera à quoi un concert de Burnt Umber, quand vous aurez le droit d’en refaire ?

Burnt Umber en live c’est du plaisir à l’état pur ! On adore la scène et on a tellement hâte d’y retourner, ça nous manque tellement ! En live, on est dans une communion totale entre nous et le public, il y a une alchimie et je pense que le public le ressent également. On reçoit tellement d’amour après chaque set c’est juste que du bonheur !

Le confinement d’un musicien, ça consiste en quoi ? Beaucoup de musique avant tout ?

A la composition du deuxième album lol

2020 a été riche en sorties d’albums. Quel serait ton album de l’année ?
J’avoue n’avoir pas trop suivi les sorties d’album durant cette année-là…

Mais j’avoue avoir eu un coup de cœur pour l’album très intimiste de Lara Fabian « Lockdown sessions ».

Merci pour tes réponses et à bientôt au détour d’un concert !

Et bien merci à toi de m’avoir accordé ce petit moment, c’était très agréable. On espère pouvoir te faire découvrir Burnt Umber sur scène vite très vite. En attendant d’y être, prends bien soin de toi. A très bientôt.

 

Thomas Riquet

Thomas Riquet

Passionné de cultures alternatives, Thomas dirige eMaginarock depuis 2008. Editeur, photographe, anthologiste, graphiste... ses casquettes ont été nombreuses dans sa vie, un peu comme un chapelier fou, mais avec toujours une ligne directrice qui s'est dégagée : faire découvrir les univers qu'il aime aux autres.

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