Bonjour ! Aujourd’hui, nous allons en terre de Fangh découvrir Les veilleurs de Glargh, écrit par John Lang (est-il vraiment nécessaire de le préciser ?) et paru aux éditions J’ai Lu.

Petit avertissement : si vous achetez cette version poche, il est probable que la quatrième de couverture ne corresponde absolument pas au roman que vous allez lire (c’est en tout cas ce qu’il s’est passé avec mon exemplaire et ce n’est pas la bonne quatrième de couverture sur le site de J’ai Lu). Je vous mets donc ici la quatrième de couverture du grand format, qui est la bonne cette fois.

Dans la grande cité de Glargh, de fiers soldats font régner l’ordre. Mais parmi eux, l’unité Furets est considérée comme de la bleusaille incompétente. Autour de l’héritier d’une longue lignée de charcutiers, on trouve un ingénieur porté sur la bouteille, une amazone à la beigne facile, un médecin trop bavard, une Drow susceptible, un nobliau pistonné et même un Nain ! Puis voilà qu’on leur colle, en plus, une experte en magie dont personne ne sait quoi faire… Quand les Furets se voient confier une enquête sur un double meurtre, ils s’imaginent que leur chance a enfin tourné. Mais à mesure que les indices pointent vers des personnages puissants, ils commencent à douter. L’affaire ne serait-elle pas trop grosse pour eux ? À croire qu’ils ont été choisis exprès pour échouer ! Avec les événements curieux liés à l’apparition d’un démon géant dans le stade de Glargh, l’urgence du Conseil de Suak et une guerre naissante contre Gzor, les Furets risquent de crouler bientôt sous les problèmes.

S’il peut être un peu décevant de ne pas retrouver les Fiers de Hache, on y trouve finalement son compte. Les Furets ont l’étoffe de héros pathétiques qu’on attend dans un récit du Donjon de Naheulbeuk. On s’attache rapidement à eux malgré (grâce à) leur médiocrité, même s’ils ont visiblement quelques niveaux de plus que la compagnie du donjon. Si on reste dans des archétypes de personnages de JDR, ils ont tous néanmoins leur petit caractère et John Lang réussit à les rendre assez vivants pour devenir attachants.

Nous les suivons donc dans une enquête, ce qui change ce qu’on a l’habitude de voir. L’intrigue est vraiment bien développée et si on n’était pas dans l’univers du donjon de Naheulbeuk, on pourrait presque avoir à faire à un policier au Moyen-Âge. Néanmoins, l’univers léger, les blagues et les références au JDR sont très présents, ce qui fait que même si on n’est pas fan des récits d’enquête, ce n’est pas un problème. Alors certes, on reste dans l’opposition classique gentils contre méchants. Mais là encore, ce n’est pas gênant, car on ne recherche pas forcément de la subtilité quand on lit du Donjon de Naheulbeuk. Cependant, cela n’a pas empêché l’auteur de faire quelques réflexions pertinentes sur le racisme entre deux blagues, qui m’ont agréablement surprise.

John Lang a un style d’écriture vraiment plaisant. Si ses personnages sont maladroits et très peu subtils, lui a une plume légère et élégante. On notera tout de même quelques longueurs et une fin un peu brutale, mais ça ne gâche pas le plaisir. Il y glisse des références aux autres romans et aventures des Fiers de Hache, mais je pense qu’un.e néophyte pourrait tout à fait commencer par ce livre sans avoir lu ou écouté tout le reste.

John Lang est un créateur que je suis depuis des années et je n’ai encore une fois pas été déçue parce qu’il propose. On se retrouve avec un roman drôle, léger, qui a cependant une intrigue bien construite et intéressant. Je pense qu’il pourrait plaire à tous ceux et toutes celles qui aiment la fantasy un peu débile, sans pour autant être forcément un fan du Donjon de Naheulbeuk.

Chloé Cloison

Chloé Cloison

Tombée dans la lecture depuis toute petite, j’ai grandi au milieu de ces multiples univers. J’ai toujours eu un goût prononcé pour le fantastique et la fantasy, qui s’est développé au fil des années. Je me suis cependant ouverte sur d’autres styles, tels que la science-fiction et l’horreur. J’ai finalement fait de cet amour pour la langue mon métier en devenant traductrice. Et ça donne une bonne excuse pour rester vautrée pendant des heures sur un canapé/lit/fauteuil à dévorer un livre (et des cookies faits maison).

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