Entretien avec Guillaume Coulaty, auteur de La Guerre des Maisons

Bonjour et merci de bien vouloir répondre à nos questions !

Bonjour, et merci à toi !

Pour commencer, pourrais-tu te présenter ?

Je m’appelle Guillaume Coulaty, j’ai 37 ans, je vis à Lyon. Je suis ingénieur, chef de projet dans l’industrie, et heureux papa de deux petites filles. Depuis quelques années, je suis également auteur de romans de fantasy, publié aux éditions Les Presses Littéraires. Ça fait un quotidien bien chargé ! [rire]

Peux-tu nous parler de ta série littéraire, la Guerre des Maisons ?

La Guerre des Maisons est une saga de dark fantasy mêlant actions, intrigues et aventures. On y suit la famille Farge, l’une des plus puissantes et influentes maisons du Fertoslhon qui se livrent à une lutte acharnée. La particularité de la série est que les personnages principaux ne sont pas des humains mais des elims et qu’ils évoluent dans une société, le Fertoslhon, au système de valeurs à l’opposé des nôtres. À travers le point de vue de différents personnages, auxquels on peut s’attacher ou que l’on peut détester, La Guerre des Maisons nous emmène au bout des Trois Mers et nous perd dans les couloirs traîtres des grandes maisons fertoslhones, entre guildes d’assassins, guerre de clans et querelles intestines. Avec une bonne dose de rythme, d’action et d’aventure, bien sûr.

Tu présentes un univers de fantasy où les relations sociales sont assez différentes de ce qu’on connaît dans nos cultures. Les personnages ne sont absolument pas manichéens, et il n’est pas toujours simple d’adhérer à leurs choix. Comment t’est venue l’idée d’un tel fonctionnement social ?

C’est même un monde carrément sombre et dur, où la violence et la réussite à tout prix sont des piliers de la société. Du coup, les personnages, comme les relations entre eux, sont à l’image de cette société. Nous sommes tous forgés par notre environnement et nos expériences. Mettre en scène des personnages dans un monde aux valeurs inversées implique que les personnages pensent et agissent selon ces valeurs inversées. J’ai toujours aimé jouer là-dessus. Au passage, ces valeurs ont beau être inversées, elles ne sont pas toujours si mauvaises que cela. Par exemple, certains travers de nos sociétés n’existent pas au Fertoslhon, comme les différences sociales entre elimees et elims [ndlr : les femmes et les hommes]. J’aime ce genre de fantasy dans lequel les relations entre les gens sont plus complexes qu’il n’y paraît. J’aime les personnages complets, qui ont leurs bons côtés et leurs défauts, leurs bons et leurs mauvais jours, qui se retrouvent face à des choix litigieux, qui font de bonnes actions et parfois de moins bonnes, et que l’on peut détester par certains aspects tout en apprenant à les apprécier malgré tout.

Quels sont les univers culturels qui t’influencent au quotidien dans ton écriture ?

Vraiment pleins ! J’ai des inspirations très larges. Lectures, BD, musiques, films, séries, avec une préférence toute particulière pour les littératures de l’imaginaire – fantastique, science-fiction et fantasy bien sûr – mais aussi pour les polars, les enquêtes, les thrillers ou les romans d’aventure. Mon style narratif est fortement influencé par des auteurs comme J.R.R Martin et ses personnages point-de-vue apportant une profondeur à l’intrigue et un attachement particulier aux protagonistes. Je suis aussi et surtout un grand amateur de rock, hard rock, métal, rock alternatif, qui ont certainement contribués plus que je ne l’imagine à l’atmosphère de mes romans.

Le virus de l’écriture, ça t’est venu comment ?

Comment, je ne sais pas, mais ça m’est venu tout petit. Je retrouve parfois encore des histoires écrites enfant, que je trouvais super à l’époque et qui me font beaucoup rire aujourd’hui. Je me rappelle même avoir écrit des livres dont vous êtes le héros, quand j’étais ado. J’adorais ça ! Le virus de la fantasy m’a piqué tôt, également. Déjà tout gamin, les mythologies antiques et médiévales, ainsi que les classiques de la fantasy comme J.R.R Tolkien, m’ont attiré. En fait, écrire a toujours été une passion très personnelle, presque intime, jusqu’à ce qu’une maison d’édition, Les Presses Littéraires, accroche et propose de publier mes romans. L’aventure s’est lancée. Me voilà désormais dans le grand bain, et c’est juste génial !

Quels sont tes projets pour la suite ?

D’abord et surtout, la suite et la fin de la saga La Guerre des Maisons, qui va arriver tout prochainement, en 2022, et qui clôturera ce premier cycle ! Et puis, ensuite, pas mal d’idées dans le même univers. Nous passerons très probablement du côté du voisin ennemi, le Fortislhan, avec forcément des personnages aux valeurs et aux points de vue bien différents.

À plus long terme, j’adorerais développer un monde, type série concept ou univers étendu, qui ouvre la porte à d’autres histoires, d’autres saga, d’autres personnages. J’adorerais aussi pouvoir transporter cet univers dans d’autres formats, en musique par exemple. Bien rock, bien métal. On ne se refait pas. Au passage, vous pourrez écouter la musique composée et réalisée par Jean-Michel Vaicle pour accompagner l’univers de La Guerre des Maisons (avec Francis Souvay à la guitare) qui, je l’espère, ne sera pas la dernière.

De chouettes projets en perspectives, donc !

Dernière question : si tu étais un personnage de tes romans, tu serais lequel et pourquoi ?

Dur à dire. Vu le système de valeurs si éloigné du nôtre, je passerai forcément pour un gros salaud ! [rire] Je pense que j’ai un peu de chacun des trois personnages principaux : Karplesch, Laurë et C’leenë. J’ai un peu de leurs bons et de leurs mauvais côtés, et pas forcément ceux que je voudrais avoir.

 

Nos chroniques de Guillaume Coulaty sur le site :

Pirates des trois mers

Affaires de familles 

La bande son de la Guerre des maisons est disponible ici .

NokomisM

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