Cernunnos Pagan Fest Jour 2

Notre équipe est de retour pour ce deuxième et dernier jour du Cernunnos. Prête à en reprendre plein les oreilles, à se remplir la panse et pourquoi pas à assister à quelques animations !

Les français sont à l’honneur aujourd’hui, avec 4 groupes d’univers différents provenant de Nancy, Nantes, Rouen ou encore Tours pour ouvrir ce dernier jour de festival.

Les concerts commencent à 14h à l’Abreuvoir avec Frekkr. Ce groupe de black viking français propose, dans une ambiance plutôt brumeuse, un métal efficace qui séduit rapidement l’audience. L’ensemble mélange chant clair et chant saturé. Le chant clair pourrait, certes, être plus travaillé, mais les titres sont énergiques et ça fonctionne bien : le public se montre très réactif.

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Je laisse Delora vous raconter la suite des péripéties…

C’est l’heure du premier concert de la Halle avec le quintet nantais Infinityum. Ils portent de beaux kilts noirs en guise de tenues de scène et sont clairement prêts à mettre une bonne ambiance d’entrée de jeu. Le show débute sur un sample épique, voire tribal. La batterie n’est pas la même que la veille, nous avons le droit aujourd’hui à une double grosse caisse. En début de set, un petit problème technique apparaît. Il semblerait que l’ampli basse fasse des siennes. Le groupe reste néanmoins très pro et continue sur sa lancée. Je ressens beaucoup d’influences diverses en écoutant leurs morceaux, teintés de black/death et de pagan à l’orchestration symphonique… Leur musique pourrait s’apparenter à du Equilibrium ou encore du Ensiferum. Riche et très bien composé, l’univers d’Infinityum plaît aux festivaliers qui ne se font pas prier pour commencer les pogos. Charismatique, le frontman au growl puissant est accompagné par l’un des guitaristes, qui chante dans un registre plus mélodieux, offrant un combo intéressant. Les musiciens sont très chaleureux et très reconnaissants d’avoir un public aussi réactif, on ressent d’ailleurs beaucoup d’émotions à travers leurs remerciements. Les nantais nous ont offert un show magistral !

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Ayant beaucoup apprécié leur EP “Selvanos Bona” qui m’a fait voyager vers les contrées bretonnes, j’étais impatiente de retrouver les rouennais de Veliocasses sur scène. Énormément de gens attendaient Veliocasses de pied ferme, car la salle de l’abreuvoir était bien remplie. Le pied de micro est joliment décoré, orné de lierre, d’un photophore et d’os. Les musiciens arborent de belles tenues médiévales et de très beaux maquillages. Derrière le frontman, j’aperçois un autel sur lequel trône un crâne dont il sort de la fumée, perfectionnant ainsi leur décor de scène. Le set débute et je ressens beaucoup de stress de la part des jeunes musiciens. Ce qui expliquera sans doute les quelques fausses notes que j’ai pu entendre à plusieurs reprises pendant leur show. Leurs mélodies restent néanmoins entêtantes et hypnotiques et sont acclamées par le public encore une fois très réactif. Petit bémol, on entend clairement pas assez la guitare électrique dans le mix. Le concert de Veliocasses était sympathique, mais je pense qu’il faut que les musiciens soient moins envahis par leur stress pour encore mieux donner.

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Je laisse la plume à Nokomis pour vous parler des incontournables musiciens de Toter Fisch, pendant que je me rends à mon interview…

Toter Fisch prend la suite des réjouissances à 15h25 dans la Halle. Toter Fisch, c’était LE groupe que j’attendais : du métal et des pirates, voilà qui promettait de me plaire. Et je n’ai pas été déçue ! Avant même que le show commence, le décor donne déjà envie : un gouvernail sert de micro et des crânes se dressent de part et d’autre. La salle est déjà bien remplie. Sur scène, les musiciens sont vêtus de costumes pirates (tricornes, bandanas, pistolets…), de quoi compléter l’ambiance. Musicalement c’est excellent : on retrouve aussi bien du tambour et de l’accordéon que des guitares électriques ou de la batterie survoltée. Le chant mélange growl et chœurs de pirates, on s’y croirait. En bon forbans des mers, chez Toter Fisch, on ne parle pas de circles pit mais de maelstroms… De fait, les pogos vont bon train et l’ambiance est excellente. En bref, j’ai adoré ce concert.

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C’est Ymyrgar qui prend la relève à 16h20, à l’Abreuvoir. Ce groupe de métal tunisien est riche de nombreux musiciens. Sur scène, les instruments sont variés. Le chant alterne entre une voix claire très lyrique et des paroles saturées. Côté instrumental, nous retrouvons aussi bien des sonorités folks occidentales que des mélodies orientales. Les compositions sont riches, les titres dansants : le groupe compte d’excellents morceaux, très entraînants, voire un peu barrés. Ymyrgar est donc une très jolie découverte.

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Entre deux concerts, on peut flâner dans l’enceinte du festival. Sur les pelouses et au Caravansérail, on retrouve les petits vendeurs des éditions précédentes : bijoux et babioles médiévales, vêtements faits main, accessoires en cuir et même quelques stands de merch. Pour qui souhaitait rencontrer les groupes du festival, des sessions signatures et la vente de quelques articles étaient organisées au sein du bâtiment principal.

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A plusieurs reprises en me baladant à l’extérieur, je constate avec un peu de déception que les animations, qui étaient pendant les éditions précédentes plutôt nombreuses, sont cette année moins présentes sur le lieu du festival. Mais peut être ne suis-je tout bonnement pas sortie aux bons moments. Néanmoins, on retrouve encore, à certains endroits, des combats d’épées ou du tir à l’arc à l’ancienne, cependant j’ai tout de même eu l’impression qu’il y avait beaucoup moins de troupes de troubadours et autres.

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À 17h10, Sojourner prend place dans la Halle. Métal aussi poétique qu’atmosphérique, Sojourner propose des morceaux planants dont l’originalité n’est plus à démontrer. Le groupe alterne entre le growl du chanteur et le chant clair et féminin de la guitariste. Cette dernière a une jolie voix, mais semble avoir un peu de mal à en poser la justesse. J’ai cependant passé un très bon moment avec ce groupe cosmopolite, dont les rythmes lents et hypnotiques ont su séduire le public.

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Delora est de retour pour vous parler d’un groupe venu de très loin, Bloody Tyrant, prêt à nous offrir un show mémorable. Nous sommes chanceux car le Cernunnos proposait l’an dernier Cemican provenant du Mexique, cette année, le festival accueille un groupe Taïwanais !

Le black incisif de Bloody Tyrant nous fait voyager jusqu’en Asie, nous narrant les diverses facettes de leur pays. En utilisant des sonorités typiques de chez eux et en mêlant brutalité et mélodies guitaristiques. Ce faisant, les soli composés de sweeping et de tapping sont construits avec sincérité, livrant de nombreuses émotions. Je constate tout au long du set une montée en puissance, une grande démonstration à la fois technique, mélodique et violente. Le frontman dégage énormément de charisme et fait participer le public en pleine frénésie. Un autre ne manquant pas de charisme, c’est le batteur ayant un jeu très visuel tout en nous offrant des parties riches et techniques. Tous les musiciens occupent bien l’espace de la scène et plusieurs pogos et circles pit sont à noter. Une très belle énergie et d’excellents morceaux. Bref, un groupe épique, technique, puissant aux ambiances profondes !

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Il était sans doute un peu plus compliqué de se ravitailler, en ce deuxième jour de Cernunnos… Dans l’ensemble, les stands alimentaires manquent d’organisation et souffrent de pénuries : dès 16h, de nombreux plats sont indisponibles (sans parler de ceux qui se sont retrouvés en rupture de stock dès le samedi après-midi…). Carton rouge également au stand de La Muse, qui revoit à la hausse ses tarifs entre les deux jours : contrairement à la veille, les végétariens payent leur plat au même prix que les autres pour une composition strictement identique, la viande en moins… merci pour l’arnaque !

Il est maintenant l’heure d’aller dans les contrées allemandes en compagnie du groupe Finsterforst. Mon meilleur pote me rappelle que j’avais déjà vu cette formation allemande il y a de cela 9 ans, dans un petit festival au fin fond de la Bretagne : le Menhir Chevelu. Je dois avouer ne pas m’en souvenir, mais depuis j’ai plusieurs fois écouté les albums de Finsterforst sans me lasser. J’avais donc hâte de les voir sur les planches de la Halle.

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Les allemands portent tous des chemises à carreaux marron et noirs, ce qui leur donne un côté hipster/bûcheron. Les morceaux s’enchaînent mais je trouve que le groupe est dénué d’énergie sur scène Appréciant beaucoup leurs albums, je suis un peu déçue de voir un live aussi mollasson… La musique est bien exécutée, bien jouée, bien chantée, aucun problème là-dessus, mais les allemands manquent cruellement de dynamisme.

Ce qui expliquera sans doute le calme olympien des festivaliers durant une bonne partie de leur show. Le groupe ne cherche pas plus que ça à haranguer la fosse mais heureusement, en milieu de set, ça blast un peu plus ce qui provoquera les premiers pogos du concert…

En raison du comportement très irrespectueux de Turisas vis à vis de ses fans et des photographes, aucun report ni aucune photos de ce groupe ne seront présentés.

BILAN CERNUNNOS :

Une affiche à la fois belle et riche, de belles surprises parmi les groupes. Mettant la scène française à l’honneur. Concernant les stands de nourriture, bien dommage que les brods manquaient à l’appel. Par contre, comme chaque année, il faut absolument que les stands de nourriture s’organisent mieux, car à 16h, le choix est plus que limité, parfois, les cartes n’ont plus qu’un seul plat disponible. En revanche, pour contrebalancer le peu d’animations en extérieur – moins de troubadours, de concerts sauvages et de déambulations – plus de concerts et de conteurs sur la scène du Caravansérail, ce qui était très agréable. Nous n’avons malheureusement pas pu assister cette année aux spectacles de pyrotechnies, mais aucun doute quant au fait qu’ils devaient être très réussis, à l’image des années précédentes.

En résumé, une très belle édition, vivement l’année prochaine pour remettre ça !

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