Sisyphus – 7 Weeks

Les français de 7 Weeks sont de retour avec leur tout nouvel album, leur sixième, intitulé Sisyphus. Alternant entre stoner, rock et quelques influences de doom, la musique de ce groupe va vous emporter bien loin de votre quotidien, et cela dès les premières notes !

Gone débute l’album en fanfare avec une rythmique assez lente, langoureuse, la voix de Julien venant ajouter un sel particulier avec son côté pénétrant ; tandis que les guitaristes font des merveilles avec leurs instruments. Idols suit et reste dans cette ambiance rock caverneuse et pourtant si délicieusement complexe. La lourdeur des guitares est renforcée par une batterie très saccadée, en retrait. Un slow rock/stoner des plus agréables à l’oreille. Solar Ride par contre nous propose une énergie franchement communicative : ça envoie du rythme comme il faut. Clairement 7 Weeks ne sont proposent pas que des rythmes langoureux et savent aussi lâcher les chevaux quand le besoin s’en fait sentir. Ce Solar Ride en est un parfait exemple ! Sisyphus revient aux bases lentes et immersives que le groupe nous a balancé avant. Les guitares sont prenantes, et la voix vient s’ajouter à tout cela pour créer une alchimie fort séduisante. Les envolées sur les refrains sont absolument magnifiques et l’on est clairement embarqués par leur musique. Magnificent Loser marque la moitié de l’album et ce son de guitare saturé en intro vite suivi par un rythme enlevé, très heavy rock qui passe magnifiquement dans les oreilles. Clairement l’album est pour le moment très bien équilibré et on sent que le groupe a prit le temps de le mûrir.

Breathe reste assez enlevé au niveau des rythmiques tout en proposant une melodie de guitare très prenante. Insomniac est une piste très courte, ouvrant sur une guitare saturée, presque goth metal dans sa manière d’arriver dans l’oreille de l’auditeur. Puis tout se réemballe en mode très rock avec une basse omniprésente. The Crying River et son côté lancinant, et 667-off, très stoner, concluent cet album de très belle manière.

Ce Sisyphus est un petit monstre de composition et de maturité pour ce groupe qui va vous convaincre en très peu de temps de la qualité de leur musique. Quels adjectifs je pourrais utiliser pour le qualifier ? Immersif, prenant, complexe, sont ceux qui me viennent immédiatement en tête et semblent les plus adaptés à cet album qui clairement vient nous en mettre plein les oreilles !

Thomas Riquet

Passionné de littératures de l'imaginaire il cherche à faire partager sa passion au plus grand nombre à travers ses chroniques et le site. Depuis 2011 il est également anthologiste et directeur de la collection Reflets d'Ailleurs (Fantasy) des Editions Asgard, sous son vrai nom. Ce faisant il assure également la direction littéraire d'anthologie lorsque tous ses boulots lui en laissent le temps, ce qui arrive trop rarement à son goût..

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