Secretum Secretorum – Elfika

Elfika est un projet franco-belge de metal symphonique que j’ai découvert lors d’une date au Petit Bain et je dois dire que j’ai été séduit par la qualité de leur musique. Je ne pouvais donc pas me priver de parler de leur nouvel album, qui sortira le 28 février. Mais penchons-nous plus avant sur leur musique, qui promet d’être épique en tous points !

C’est l’introduction The Chamber Of Secrets qui va ouvrir l’album. Un son de clavier du plus bel effet qui nous annonce un album à la musique à la fois très classique mais également très immersive. So Human vient donc ensuite ajouter l’ensemble des instruments avec notamment une guitare très rapide, à la mélodie prenante tandis que les chœurs font parfaitement leur office. Au départ la voix de Laure m’a surpris car je l’aurais vue ailleurs que dans ce registre, mais au final cela passe parfaitement à l’oreille. Et sur cette piste il se dégage un côté mystique et épique que j’ai adoré. Un excellent départ, c’est le moins que l’on puisse dire. Avoir un titre qui s’appelle Angel est un classique dans le metal symphonique, et pourtant ici cela passe très bien. Les orchestrations sont parfaites et le chant passe impeccablement finalement. J’ai vraiment été surpris à l’écoute de cet album de tomber sur quelque chose qui a su m’étonner car on ne peut pas dire que le metal sympho soit vraiment un genre qui se renouvelle. Et pourtant ici on retrouve une inspiration à la Epica tout en possédant leur propre patte. The Other est une piste très longue, avec une introduction qui prend vraiment le temps de poser une ambiance. Et justement on se retrouve face à quelque de très doux, qui mets réellement en valeur la voix de Laure. J’ai été assez soufflé par sa capacité vocale en tous cas, et c’est une excellente chose. Broken Wings revient à quelque chose de plus énergique, avec des guitares qui tabassent bien comme il faut, mais en gardant les orchestrations particulièrement épiques. Encore un excellent morceau.

On attaque ensuite un ensemble appelé Dark Virgin, de quatre pistes. On débute avec The Prayer qui est un Ave Maria juste magnifique, accompagné au clavier. Puis From Heaven To Hell vient ensuite et remets des guitares dans cet ensemble, avec une batterie très présente. Le chant des chœurs en latin ajoute à l’ambiance ésotérique voulue par le groupe et cela marche parfaitement. Les orchestrations de ce morceau sont en tous cas impressionnantes. Mais ce qui surprend le plus c’est l’apparition d’un growl en contrepoint de la voix de la chanteuse. Et cela fonctionne délicieusement bien. Le refrain est de toute beauté et l’on se perd dans la musique sans la moindre scrupule. Revenge reste dans la même veine que la piste précédente, même si j’ai moins accroché. Redemption / Inferno conclue l’album et débute avec un nouvel Ave Maria qui va se transformer en conclusion épique et prenante, regroupant tout le talent de ce groupe en huit et quelques minutes. Un grand moment de metal sympho, si vous voulez mon avis.

Avec Secretum Secretorum on peut dire qu’Elfika grimpe immédiatement les échelons des groupes de metal symphonique. On voit très régulièrement passer chez eMaginarock des groupes de ce type, proposant une musique très classique, mais Elfika est parvenu à se créer son propre genre au cœur d’un style pourtant surchargé tant en formations qu’en inspirations potentielles. Clairement l’un des groupes à suivre en 2020 !

Thomas Riquet

Passionné de littératures de l'imaginaire il cherche à faire partager sa passion au plus grand nombre à travers ses chroniques et le site. Depuis 2011 il est également anthologiste et directeur de la collection Reflets d'Ailleurs (Fantasy) des Editions Asgard, sous son vrai nom. Ce faisant il assure également la direction littéraire d'anthologie lorsque tous ses boulots lui en laissent le temps, ce qui arrive trop rarement à son goût..

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