Le Guerrier des Altaii est un des premiers romans de Robert Jordan, auteur de la saga La roue du Temps. Il est édité chez Bragelonne à titre posthume.

Je me nomme Wulgar, guerrier des Altaii.
Approchez, et je vous parlerai de Lanta, la Cité aux douze portes de Fer, Perle de la Plaine qui jamais ne fut conquise. 
Oui je vous parlerai de Lanta et des reines qui occupaient ses Trônes Jumeaux. Je vous parlerai de Brecon et Ivo, les Morassa qui les poussèrent à la guerre. Je vous parlerai des Très Hauts et des pouvoirs qui déferlèrent sur la Plaine durant l’année du Lézard de Pierre. 

Wulfgar et ses guerriers Altaii font halte, comme souvent à Lanta la Perle de la Plaine pour vendre des biens. Peuplade nomade, les Altaii sont de farouches guerriers qui pillent les caravanes traversant la Plaine, région désertique inhospitalière. Alors que Wulfgar et son frère de cœur Harald rendent visite aux souveraines de la cité, les jumelles Elana et Eilinn, ils découvrent avec horreur qu’elles sont conseillées par Ivo et des Brecon, des Morassa. Ces farouches ennemis des Altaii leurs apprennent les projets des reines et des Très Hauts : anéantir les Altaii. Face à cette menace ainsi qu’à celle que représente la Plaine, de plus en plus inhospitalière, Wulgar devra écouter Elspeth une Vagabonde venue d’un autre monde et faire confiance à la Mayra la Sœur de la Sagesse qui le protège avec sa magie. Les choix qu’il devra alors prendre seront décisifs pour le destin de son peuple.

Écrit avant la fameuse saga de La Roue du Temps, Le Guerrier des Altaii nous laisse une impression d’inachevé. Nous n’avons pas toutes les réponses à nos questions et nous nous en posons encore plus. Certains éléments ne sont, également, pas assez développés à mon goût : l’histoire d’Elspeth, celle des Très Hauts et celle des Altaii. On sait vaguement d’où ils viennent tous mais sans réellement comprendre comment ils ont fait pour atterrir là et ce qui les lie à ce monde ainsi qu’aux autres. Comme je l’ai écrit plus haut, beaucoup plus de questions ne sont soulevées que de réponses données.

Ne connaissant La Roue du Temps que de nom, je ne peux me prononcer sur ce que ce roman apporte à l’œuvre de Jordan dans son ensemble. Néanmoins, ma curiosité a été piquée au vif par un roman, qui certes, ne casse trois pattes à un canard – nous sentons bien un sentiment d’inachevé – mais qui porte un potentiel indéniable pour une histoire épique. Wulfgar le guerrier Altaii dont le chemin croise celui d’Elspeth la Vagabonde (absente durant les trois quarts du livre, ce qui est vraiment dommage) qui possède la clé du salut de son peuple. Vraiment, tous les éléments sont là pour une aventure épique.

Connaisseurs.ses de l’œuvre de Robert Jordan ou non, Le Guerrier des Altaii ravira les passionnés d’aventures épiques, soit pour découvrir la genèse d’un talent soit pour débuter avec les romans de Jordan. Il s’agit vraisemblablement d’un jalon important de sa carrière.

Manon Rouanet

Manon Rouanet

Amoureuse inconditionnelle de la Culture (art, cinéma, littérature, musique, concerts, etc.), la fantaisie et la SF ont bercé mon adolescence campagnarde et rythmé mes étés d'aventures épiques. L'université m'appela cependant vers d'autres cieux, ceux des études d'histoire et d'histoire de l'art, véritable chemin de croix pour réaliser un rêve un peu (carrément) fou, celui de travailler dans un musée. A près de 27 ans et mes études (presque) finies, je renoue avec cette passion pour la littérature afin de la faire partager par le biais d'un autre de mes violons d'Ingres, l'écriture - qui nourrit un deuxième rêve encore plus fou, écrire un roman et le publier (un jour peut-être).

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