Hadara – Z-Man Games – Edge Entertainment France – Asmodee

Un jeu Z-Man Games, ça ne se refuse pas. D’autant quand celui-ci est la promesse d’un jeu de civilisation rapide et accessible par les plus jeunes. Il fallait  – évidemment – que je sache un peu de quoi il en retournait. Alors je me suis jeté à l’eau 🙂

Plateau joueur en début de partie.

Avec 5 enfants à la maison dont 3 qui demandent souvent à jouer avec nous, on est toujours à la recherche de jeux qui nous permettraient de jouer ensemble.

Dans Hadara, donc, les joueurs (de 2 à 5) sont chacun à la tête d’une civilisation qu’ils vont tenter de faire prospérer au maximum afin de devenir la plus puissante. Pitch classique, mais c’est le genre qui veut ça. Et il vaut quelquefois mieux rester dans le classique plutôt que de se perdre en nouveautés qui ne fonctionnent au final pas 😉

Mais avant d’aller un peu plus loin, rapide tour d’horizon du matériel. Comme toujours avec Z-Man, c’est du beau et du solide. Rien à dire, tout est nickel.

Comment joue-t-on ?

Une partie se déroule en trois tours, chacun d’entre eux représentant une époque. À chaque époque, une série de cartes, réparties en 5 couleurs, correspondant aux 4 sphères dans lesquelles vous allez devoir faire progresser votre civilisation : Revenus (jaune), Militaire (rouge), Culture (bleu) et Alimentation (vert) ; la cinquième couleur (violette) va vous conférer des pouvoirs spéciaux.

La mise en place va légèrement varier en fonction du nombre de joueurs, mais elle reste toujours la même : les cartes sont mélangées par couleur, placées sur le plateau central et vont être disponibles à l’achat par chacun. Pour acheter une carte, il faut payer son coût.

Une fois acquise, la carte vous permet  d’augmenter la valeur de la (des) sphère(s) correspondante(s) – indiqué(es) en haut de la carte, faisant ainsi progresser votre civilisation dans le domaine concerné. De plus, elle vous octroie des Points de victoire (le plus important ^^) comme indiqués en bas à droite de la carte.

Chacun joue à tour de rôle, piochant deux cartes dans une pile. Il en défausse une, et décide, pour l’autre, s’il l’achète ou s’il la revend. Et on tourne ainsi jusqu’à ce que toutes les piles soient vides.

Vient ensuite une première phase de « récompenses », ou chaque joueur, en fonction de ses avancées, va pouvoir s’allier avec des colonies (ou les piller s’il est belliqueux) et construire des bustes si son niveau de Culture lui permet.

Simple ? Pas tant que ça…

Et c’est là où on risque de perdre les plus jeunes. Enfin, les nôtres, du moins !

En effet, pour s’allier (ou piller) une colonie, il faut avoir atteint une certaine valeur en Militaire. Pour la construction de bustes, il faut avoir atteint une certaine valeur, là aussi, en Culture. Ce qui veut dire – et c’est là une des finesses du jeu, qu’il faut bien choisir ses cartes en fonction de ce qu’on cherche à obtenir. Pas des plus évident à anticiper pour les moins aguerris.

Une fois cette première phase achevée, début de la 2ème (logique ^^). Les cartes défaussées lors de la 1ère phase vont pouvoir être acquises par les joueurs (ou vendues), de la même façon. Et le processus continue jusqu’à ce que toutes les cartes de l’époque aient été achetées. Puis, on procède à une nouvelle étape de « récompenses », avant de vérifier si vous avez assez d’Alimentation pour nourrir toute votre civ’ (1 par carte). Si ce n’est pas le cas, il faut vous défausser pour vous conformer à votre valeur maximale.

Ensuite, on passe au tour 2. On recommence. Avec des cartes plus fortes. Mais le principe reste le même… Exactement.

Un petit air de 7 Wonders ?

Évidemment ! Un gros air de 7W, dirais-je même :). Est-ce un mal ? Non, 7W est un excellent jeu, aux mécaniques éprouvées. Et là, on retrouve un certain parallèle entre les deux jeux. Alors en effet, Hadara possède ses propres particularités (dont certains détails que je n’ai pas abordés et que je vous laisse découvrir) et ses différences avec 7W pour en faire un jeu vraiment à part (et heureusement).

Par contre, je lui trouve une certaine répétitivité. Cela ne me gène pas plus que ça dans le sens où je suis un fan de ce genre de jeu, mais autour de la table, la lassitude s’est assez vite fait ressentir.

De plus, le jeu est tout de même loin d’être simple : alors qu’il est indiqué 10+, honnêtement, je trouve que c’est un peu court pour assimiler toutes ses subtilités. M’est avis qu’un 14+ aurait été pus approprié :). Enfin, il n’est pas aussi court qu’indiqué. Les parties dépassent régulièrement l’heure de jeu, étant plus proches des 1h30 que de 45 minutes annoncées.

Attention, cependant, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : Hadara est un bon jeu !

Mais il fera peut-être doublon dans votre ludothèque et sa relative répétitivité risque d’en rebuter certains 🙂 Je lui préfère largement (et toujours du même Z-Man Games), Clash of Cultures !

Philippe Pinon

Trublion de presque 50 balais, touche à tout, autodidacte, tête de cochon. Après plus de 20 ans à effectuer un travail décérébrant, change de voie. Scribouillard, « traductier de l'impossible », il devient même éditeur (OVNI) en 2015 où il édite, accompagné de son associée et conjointe, romans et JdR. Mais ce qui le définit le mieux, c'est quand même le terme de "Gros Connard" (au grand cœur, malgré tout, pour ceux qui prennent le temps de fouiller au delà des apparences).

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