Entretien avec Lena, chanteuse d’Infected Rain

Infected Rain a posé ses flight cases à Paris, dans le cadre de leur tournée avec Eluveitie et Lacuna Coil. Lena a accepté de répondre à nos questions, quelques minutes avant de monter sur les planches de l’Elysée-Montmartre.

Bonjour et merci de prendre le temps de nous répondre. Tout d’abord peux-tu te présenter à nos lecteurs et nous expliquer quel genre de groupe est Infected Rain pour toi ?

Bonjour, je suis Lena, d’Infected Rain. C’est un groupe d’Europe de l’Est venant d’un tout petit pays appelé Moldavie. Nous sommes ensemble depuis 2008 et nous venons de sortir notre nouvel album, Endorphin. Et ce soir nous jouons à Paris, et je suis très excitée car c’est une très belle salle !

Et finalement ce n’est pas trop dur d’être un groupe venant d’un tout petit pays comme la Moldavie et se hisser sur la scène metal ?

Je pense que c’est génial et complexe en même temps car cela dépend de là d’où tu viens car tes racines comptent toujours, et venir d’un pays aussi petit et pauvre rend les choses difficiles. Obtenir les visas, la paperasse, l’argent pour un album ou un clip, tout est dix fois plus difficile. Mais en même temps chaque accomplissement est fantastique ! Ces challenges nous construisent au final, et on est encore là !

Pour Endorphin, comment avez-vous travaillé ? Qui a écrit les paroles, qui compose ?

Pour tous nos albums, pas seulement Endorphin, c’est Vidick qui écrit la musique, et évidemment tout le monde dans le groupe amène ses idées et on mixe tout ça. Pour les paroles je suis seule maîtresse à bord et je crée les mélodies pour ma voix. Du coup, on travaille de manière étroite avec Vidick, c’est un musicien génial et un ami proche.

Et où est-ce que tu trouves ton inspiration pour les paroles ?

Littéralement partout. Ma vie, les gens qui m’entourent, des situations, des choses qui me blessent, me préoccupent. Je mets tout cela en chanson car cela leur donne un pouvoir. Les choses que j’évite sont la religion, la politique, car je ne me pense pas qualifiée pour en parler.

Tu étais aux Metal Days l’été dernier, comment as-tu vécu ce festival malgré les problèmes rencontrés ?

C’était tout simplement génial. Et j’ai vraiment hâte de revenir car du fait de la chaleur l’ordinateur gérant les samples a surchauffé, et pendant que les gars tentaient de refroidir l’ordinateur par tous les moyens possibles, je devais rester face au public, à discuter et raconter des blagues. C’était sympa.

Comment tu te sens lorsque tu tournes des clips ? Est-ce que ce n’est pas difficile de faire l’actrice ?

En fait non, car j’écris les paroles, donc je les ressens vraiment, et comme je suis également modèle j’ai l’habitude de l’objectif et de jouer avec. Donc non pour moi ce n’est pas vraiment compliqué, je ne me sens pas mal à l’aise. Je m’assure juste de faire ressentir à l’image ce que je ressens en moi.

Et cette tournée, comment est-elle arrivée ? Parce que vous ne jouez pas vraiment dans les mêmes genres musicaux…

C’est vrai mais je pense que cela diversifie le public pour chacun d’entre nous. Cela nous permet à nous de monter notre musique à des gens qui ne nous écouteraient pas en temps normal, de leur faire découvrir notre univers. Au final je pense que c’est mieux que de jouer avec des groupes trop similaires.

Et ce n’est pas trop dur pour toi d’ouvrir pour un groupe tel qu’Eluveitie ?

Je le prends comme un défi, et quand je les vois sauter, faire des circle-pits à la fin de notre set alors je suis contente, on a fait le job. Les gens nous découvrent, visiblement apprécient, et c’est cela le plus important.

Quelle est ta chanson préférée dans Endorphin ?

Taphephobia parce que c’est pour moi la chanson la plus émotionnellement forte que j’ai écrite dans ma carrière.

Et dernière question : quel est ton pire souvenir sur scène ? Et les Metal Days ne comptent pas.

Dans ce cas on va revenir à un jour où notre guitariste s’est cassé le nez juste après un saut débile sur scène. Il a dû aller à l’hôpital. Après j’ai eu des mauvaises nouvelles cet été durant notre tournée et cela a vraiment été très dur par moment, le groupe m’a vraiment soutenu car pas moment j’ai même cru ne pas pouvoir monter sur scène. Je pleurais en chantant. Ce sont des souvenirs à la fois bons et mauvais, car les gens se sont montrés à la fois si gentils, contrebalançant ces mauvaises nouvelles.

Merci Lena pour toutes ces réponses, je vais te laisser aller faire vibrer les murs de l’Elysée-Montmartre !

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