How it ends – David M. Rosenthal

Une mystérieuse coupure de courant déclenche un ensemble de catastrophes dans l’Ouest américain. Un homme, accompagné d’un beau-père dont il n’est pas proche, prend la route et affronte le chaos pour rejoindre sa femme enceinte à l’autre bout du pays.

How it ends où comment notre monde finit! Ce film Netflix sorti à l’été 2018 est une agréable surprise. David M. Rosenthal ne filme pas du tout la fin du monde comme nous avons l’habitude de le voir et propose plutôt un road movie sur fond de relations familiales.

Ne vous attendez pas à des débordements d’effets spéciaux, car excepté la fin, on ne voit presque rien de spectaculaire. Ne vous laissez donc pas rebuter par l’affiche, vraiment ratée, qui présente un film à l’apparence très action avec une tagline stupide: »Personne ne survit tout seul » !

Will doit rejoindre sa compagne enceinte à Seattle alors qu’il est à Chicago pour dîner avec ses parents et demander la main de sa fille à Tom, vétéran de la Marine. L’ouest de l’Amérique est soudainement touché par une immense panne de courant et des phénomènes climatiques d’ampleur frappe le pays: inversement des pôles, éruptions volcaniques, incendies géants… Si l’on pense un temps à une invasion extraterrestre, c’est bien un film écologique que propose Rosenthal. Sur la magnifique musique du très doué Atli Örvarsson, on parcourt les Etats-Unis du nord à l’ouest à la recherche d’essence, de nourriture et d’un coin sûr.

Les plans larges où l’on voit Will perdu dans une nature abandonnée permettent de faire monter la tension sans avoir besoin d’ajouter d’effets spéciaux. La mise en scène de Rosenthal est très intelligente parce qu’intimiste et centrée sur le duo Will/Tom. Tant qu’ils n’arrivent pas à l’ouest, on ne comprend pas ce qu’il se passe, car la nature est paisible et ce sont les humains qui, affolés par le manque d’informations, sont de réels dangers pour le duo qui tente de protéger coûte que coûte leur voiture, seul moyen de transport qui peut les amener auprès de Sam. Le duo Theo James/Forest Whitaker fonctionne parfaitement même si Whitaker a la mauvaise tendance de jouer un peu toujours sur le même registre.

Quand Will arrive à Seattle, nous voyons alors toute l’ampleur de la catastrophe ce qui permet quelques effets spéciaux bienvenus, même si la ville détruite apocalyptique n’a rien de très originale! 🙂

Le titre du film est un jeu de mot malvenu sur la fin de l’intrigue puisqu’on ne sait pas comment ça finit!! Que la fin soit ouverte sur la survie de Will et Sam pourquoi pas, mais qu’on ne sache pas quel est le problème sur Terre, ça c’est une grave erreur! Car le film se termine ainsi:

(imaginez Will et Sam dans la voiture…)

…avec ce qui semble être une énorme éruption volcanique.

Mais qu’est-ce qui a généré cette panne de courant? Et toutes ses catastrophes en chaîne? Cette non-fin pose un réel problème quant aux intentions du réalisateur qui, il semblerait, ne souhaite pas se mouiller et toute la construction intelligente du film apocalyptique sous la forme du road-movie (même si on est bien loin de La Route…) est détruite par un point de vue inexistant. Vraiment dommage, car le film est gâché par 15 dernières petites minutes…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *