Si vous lisez un tant soi peu mes papiers, vous devez savoir à quel point je suis un fan incontournable de l’ancêtre des JdR, et que j’ai du mal à percevoir la fantasy autrement que par son prisme. Cependant, j’avais été, je l’avoue, assez bluffé par l’Oeil Noir dans sa dernière mouture. Mais bon, on ne m’y prends pas deux fois…

Mais en fait, si…

 

 

Cependant, ce ne sont pas du tout pour les mêmes raisons qui m’avaient fait apprécier DSE Ee. Dans ce dernier, le système de jeu m’avait bluffé. Ici, le système possède lui aussi certaines spécificités bien agréables, mais ce n’est pas tant lui qui fait la force du jeu.

L’univers.

Je l’avoue, je n’avais, avant la lecture, qu’une relativement faible connaissance de la mythologie scandinave et nordique – au delà, bien évidemment de ce que tout à chacun en connaît à peu près.

Et bien c’est simple : le livre vous plonge dans ces légendes. Pas seulement en surface, mais en profondeur. Et, ce qui est fort, c’est que, contrairement à ce que je peux régulièrement constater, l’architecture de l’ouvrage est faite de telle sorte que c’est l’univers qui semble avoir en partie modelé le système, et non un système qui a été “plaqué” sur un univers particulier.

En fait, le livre se lit “presque” comme un roman ou une encyclopédie. On en apprend autant sur l’univers –Ô combien riche et développé – que sur le système. Tout se fait naturellement, et c’est parfaitement imbriqué.

Alors certes, évidemment il y a certains passages/paragraphes/chapitres qui vont être plus techniques que d’autres – ça reste un livre de règles, hein ^^ – mais ça passe super bien à la lecture.

Les Illustrations

Magnifiques. Pas d’autre mots. Vraiment un style particulier, qui renforce l’immersion dans l’univers. C’est bien simple : on s’y croit. Et puis, il n’y en a pas que deux ou trois dans le livre. Non, l’ouvrage en regorge. Outre Paul Bonner, il sont presque une bonne dizaine d’illustrateurs à avoir participé à l’ouvrage, avec des dessins qui vont tantôt tire vers le fantastique et le féérique, et d’autres qui vont rappeler la rudesse de l’univers.

Et j’avoue que c’est presque plus parlant que tout le reste. C’est prenant, explicite, et ça donne grave envie de se plonger dans le jeu.

L’immersion va encore plus loin. La team française qui a mené le projet – Marc Sautriot en tête, a tenu à garder certains noms originaux, dont celui des armes, par exemple. Cela donne donc des objets dont la mémorisation et la prononciation va être un peu plus compliquée que les classiques “Hache de bataille” ou “Fléau d’armes”, mais il faut avouer que l’idée est bonne et va dans le sens rédactionnel général de l’ouvrage.

L’objet

Quant à la réalisation de l’ouvrage, il n’y a absolument rien à dire tant c’est soigné et léché. Que ce soient dans ses versions classiques ou Collector, le livre est tout simplement superbe.

Papier glacé, reliure, mise en page, lisibilité. Rien à dire. Peut-être juste la police de caractères qui quelquefois n’est pas des plus lisible dans certains tableaux, mais cela reste de l’ordre du détail (et j’ai la vue qui baisse, ce qui n’arrange rien ^^).

J’avais dit à l’époque de l’Oeil Noir (ici même) que c’était un des plus beaux ouvrages de JdR que j’avais eu le plaisir de tenir entre les mains, mais bon, c’était avant d’avoir celui-ci. Alors on est dans deux styles totalement différents, mais il m’est aujourd’hui difficile de dire lequel des deux est le plus bel objet…

Dans tous les cas, l’un comme l’autre ne dépareront pas dans votre bibliothèque, c’est certain. D’autant que le reste de la gamme est du même acabit !

 

 

Je n’attendais pas grand chose (de neuf) avant ma lecture de Trudvang Chronicles. Mon sentiment s’est totalement inversé à la fin de la lecture.

Du bien bel ouvrage, tant en termes de contenu que de contenant. Cela promet. Reste maintenant à avoir une belle campagne pour exploiter tout ça (Snow Saga, qu’elle s’appelle, d’ailleurs).

 

Et je reste curieux de l’adaptation DD5 par les mêmes RiotMinds, qui plus est.

PS : je me rends compte que je n’ai pas du tout parlé technique. Et cela rejoint ma lecture : embarqué par l’univers avant de m’appesantir sur le système.

 

 

Philippe Pinon

Philippe Pinon

Trublion de presque 50 balais, touche à tout, autodidacte, tête de cochon. Après plus de 20 ans à effectuer un travail décérébrant, change de voie. Scribouillard, « traductier de l'impossible », il devient même éditeur (OVNI) en 2015 où il édite, accompagné de son associée et conjointe, romans et JdR. Mais ce qui le définit le mieux, c'est quand même le terme de "Gros Connard" (au grand cœur, malgré tout, pour ceux qui prennent le temps de fouiller au delà des apparences).

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