Phil Campbell & the Bastard Sons + Dog’n’style – Café de la Danse – Paris – 27/09/2019

Ce soir je découvre le Café de la Danse, petite salle située près de Bastille à Paris. Excellente configuration,  j’aime bien l’ambiance de ce club. Petite jauge : 500 places dont la moitié assise en gradins. À l’étage on y trouve une mezzanine.
Je suis présent pour assister au concert de
Phil Campbell & the Bastard Sons.

En première partie les DOG’N’STYLE. Le show démarre à 20h00. Ce groupe français joue du rock rugueux aux accents Heavy et Stoner. Preuve s’il en est que les Lorrains ont une solide expérience scénique, on découvre en lisant leur bio qu’ils ont partagé les planches avec du beau monde et c’est encore le cas ce soir. Ils arrivent sur scène habillés en chemises et shorts hawaïens. Oui on peu envoyer du lourd dans cette tenue, les DOG’N’STYLE le font et le prouvent. Les riffs sont efficaces et ça marche bien. Rien de neuf sous les tropiques mais leur énergie et leurs chansons plaisent à l’assistance. Après 25 min de set (un peu court à mon goût), le groupe tire sa révérence après une habituelle photo avec le public en arrière-plan.

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« Lemmy », « Lemmy », « Lemmy » scandent un court instant les Metalheadbangers pendant le changement de plateau. Inévitablement, le public ne peut s’empêcher de faire référence au comparse de Phil Campbell durant plus de trois décennies. Certes, il s’agit de Phil Campbell & the Bastard Sons ce soir mais on ne peut pas être le guitariste de Motörhead pendant 33 ans sans que Ian « Lemmy » Kilmister, le légendaire chanteur/bassiste, soit présent dans le cœur et l’esprit des fans présents dans la salle.
J’avais déjà vu Phil Campbell avec Motörhead en live (dont leur tout dernier concert Parisien au Zénith le 18 novembre 2014). Aussi il me tardait de voir sa performance en étant accompagné de ses fils. Soit dit en passant, j’aime beaucoup le son et le style de leur album :
The Age of Absurdity , un disque très réussi.

Mais revenons au concert. Les balances sont un peu longues pour une si petite scène d’autant que le matos est déjà installé. Peu de public « jeune », j’entends par là moins de 30 ans. Bien qu’étant à Paris, une fanbase internationale est présente dans la fosse (certains parlent en anglais, d’autres en allemand). Une grande majorité (dont je fais partie) porte un tee-shirt à l’effigie du Snaggletooth.
Extinction des feux, le show démarre à 21h10 sous les notes retentissantes d’ Highway Star  de Deep Purple. De quoi bien se mettre dans l’ambiance. Je sens que ça va être R’N’R ce soir et que les riffs Heavy vont pleuvoir.
Ça joue donc en famille hormis le poste du chanteur occupé par Neil Starr. Telle une bande de bikers, le dresscode du groupe c’est jean et tee-shirt noir. Le guitariste étant originaire du Pays de Galles, le drapeau officiel recouvre le baffle de l’ampli basse. Ça bouge pas mal sur les planches, les fistons sont très pros et le chanteur s’en sort très bien vocalement. Ça bouge aussi dans la fosse mais beaucoup moins dans les gradins, tout au moins au début du show. Seulement 7 morceaux des
Bastard Sons seront joués, 2 de l’album solo de Phil Campbell (qui sortira le 25 octobre 2019), 1 des Ramones et 1 d’Hawkwind (ancien groupe de Lemmy). Pour le reste on a droit à 6 covers de Motörhead. D’abord  Rock Out , puis  Born to Raise Hell , titre assez rarement joué en live. Le titre R.A.M.O.N.E.S., est chanté en chœur avec le public dévoué corps et âme. Tyla Campbell entame l’intro à la basse bien connue d’ Aces of Spades , également reprise par le public (et dédicacée au préalable par Phil lui-même à toute la sphère Motörhead). Ce titre déchaîne la fosse qui pogote. Ils terminent le set avec Ringleader, une petite pépite maison des Bastard Sons qui est redoutable d’efficacité. C’est Todd Campbell qui jouera le solo guitare sur ce titre. Petite photo du public levant les majeurs en l’air prise par le chanteur et fin du set à 22h10.

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Sans surprise, le groupe revient après quelques instants pour le rappel afin de clôturer la soirée. Big Mouth est lancée. Puis Lost Woman Blues de l’album Aftershock de Motörhead, titre au riff bluesy à souhait où père et fils alternent les solos sur le final.
Le groupe clôture cette date parisienne à 22h30 sur la dernière reprise Killed by Death qu’on ne présente plus, bien évidemment tout le monde a chanté. Les musiciens se sont éclatés et sont logiquement ovationnés pour cette heure et demi de Rock.

Merci à Gérard Drouot Productions et au Café de la Danse pour cette soirée passée en compagnie de Phil Campbell & the Bastard Sons, ce qui aura permis, le temps de quelques chansons, de vivre sous l’aura d’une idole disparue du Rock/Metal : Lemmy Kilmister.

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