World War X – Carnifex

Ce septième album des américains de Carnifex, World War X, promet beaucoup aux fans et même si je ne connaissais pas le groupe avant de me lancer dans l’écoute, honte à moi !, je dois dire que j’ai été plus que séduit par le son de ce groupe. Cet album, en l’espace de seulement neuf pistes, a réussi à devenir l’une de mes plus belles découvertes de 2019, c’est dire.

C’est World War X qui débute l’album avec bruitages de tirs et de bottes militaires, tandis que batterie et guitares se calquent sur ce rythme saccadé. Puis Scott Lewis dégaine sa voix et c’est la claque en pleine tête. La voix est puissante, agressive et pourtant étrangement mélodique, les guitares proposent des ritournelles qui restent en tête, la batterie saccadée crée l’immersion. Bref, c’est du très très bon. Visions of the End ne va pas me faire mentir non plus puisque l’on attaque de suite très fort mais en gardant la même recette musicale globale. Vient ensuite The Infernal Darkness, selon moi l’une des meilleures chansons de l’album, notamment avec un refrain où la mélodie m’a pris aux tripes, ni plus ni moins… Un orgasme auditif, pour moi, et ce n’est rien comparé à ce qui arrive encore ensuite. Car oui le groupe aime faire monter les choses crescendo et c’est encore mieux pour mon plaisir d’auditeur. Eyes of the Executioner voit les prouesses vocales de Scott Lewis aller encore plus loin pour notre plus grand plaisir. Et on en arrive à ce BIJOU de deathcore qu’est No Light Shall Save Us, avec un featuring de Alissa White-Gluz juste. Cette chanson est un bijou à la fois dans la mélodie, les paroles mais aussi la violence qui se dégage d’elle. Et la présence de la chanteuse d’Arch Enemy n’y est pas pour rien bien évidemment, avec pour une fois un peu de chant clair en fond. Clairement selon moi la meilleure piste de cet album.

Le groupe ne s’arrête pas à un seul featuring puisque sur la piste suivante, All Roads Lead To Hell, c’est cette fois Angel Vivaldi, guitariste célèbre, qui vient poser ses notes sur cette chanson. Et effectivement l’alchimie prend et l’on se retrouve avec un superbe morceau, prenant et virulent comme on aime. Brushed By The Wings Of Demons vient ensuite nous en mettre de nouveau plein les oreilles, nous les nettoyant au karcher bien comme il faut, tout comme Hail Hellfire. Ces deux pistes gardent des mélodies prenantes et donnant envie de headbanguer tout en faisant la part belle au chant diaboliquement précis de Scott Lewis. On finit l’album sur By Shadows Thine Held, qui reste dans la veine exacte de ce que l’on a écouté avant bien évidemment et nous donne une dernière bouffée de lourdeur et de brutalité sentant le soufre avant la fin, pour notre plus grand plaisir.

Ce World War X est un bel exemple de ce que le deathcore a à proposer de mieux : un son brutal, rythmé par une batterie omniprésente, le tout ponctué de mélodies de guitares immersives. Bref, une recette qui a plus que bien fonctionné avec moi et cela se sent d’ailleurs dans la chronique : je suis devenu fan du groupe et cela n’est pas près de changer je pense…

World War X
Carnifex
Nuclear Blast
2019

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