Bleed Out, Heal Out – Walkways

We each pick our own paths. Our Walkways.

Ran Yerushalmi (chant), Bar Caspi, Yoni Menner (guitares), Priel Horesh (batterie) et Avihai Levy (basse) ont ainsi choisi leur voie. Formé à Tel Aviv par Ran et Bar en 2006, le groupe accueillera par la suite Yoni et sera enfin rejoint en 2010 par Horesh et Avivhai. Le groupe Israélien sort son premier album Safe in Sound en 2013, mais peut-être les aviez-vous connu l’année d’avant grâce à leur reprise de Skyfall, chanson titre d’Adèle pour le 23ème opus de James Bond.

Leur deuxième album intitulé Bleed Out, Heal Out, sort cette année chez Nuclear Records. Un album qui se veut équilibré, entre mélodies intenses et passages plus calmes qui les caractérisent depuis leurs débuts.

L’album commence en douceur (enfin, c’est ce que l’on croit) avec Till the End, mêlant un chant clair dominant la piste et riffs qui font headbanger. À cela s’ajoute quelques sonorités électroniques/synthétiques qui en font une assez bonne entrée en matière. Hell Born Shove (Impossible), troisième single de l’album, vient affirmer leur identité schizophrène entre brutalité et mélodies aériennes, avec une nette coupure au milieu pour déstabiliser l’auditeur avant de reprendre de plus belle. Le premier single, Despair (For Heaven’s Sake) va à contre-courant de la structure assez commune du « couplet calme – refrain brutal » en faisant exactement l’inverse, rendant l’ensemble assez singulier. La quatrième piste, Half The Man I Am commence comme un uppercut avant de redevenir calme et reproduit ce schéma au cours de la chanson, donnant l’impression d’écouter la rage une personne qui tente tant bien que mal de se contenir. On retrouve ce patern sur Trumpet Call, avec un chant enragé lors de parties plus mélodiques instrumentalement.

On ralenti un peu avec Levitate, qui donne l’impression d’être une interlude calme mais qui se révèle être une véritable montée en puissance en deux minutes de chanson, appuyée par une orchestration en fond. Cela permet d’être préparé à Bleed Out, Heal Out, deuxième single et chanson-titre de l’album, qui a tout le potentiel d’un bon single de Metalcore. Nous avons ensuite le droit à une chanson d’amour intitulée You Found Me, qui donne une énergie positive après toute cette rage. Vient ensuite une véritable ballade, Unbearable Days, qui appuie le ralentissement de la cadence que l’on a dans la chanson précédente.

C’est alors que l’on écrasé par l’angoissante Enough, instrumentalement très sobre, mais avec d’insupportables cris de cochons trucidés. Une chanson engagée qui peut mettre extrêmement mal à l’aise, et qui peut même remettre en question. La chanson fond presque vers la suivante, Humane Beings, qui marque le retour des riffs puissants et brutaux accompagné d’un chant majoritairement clair. Arrive le quatrième single, Care (In This Together), qui joue toujours sur cette opposition entre mélodique et heavy sur la même chanson. Thank You vient pour accélérer le mouvement par moments juste avant le morceau final. L’album se ferme avec Bone Deep, qui fera met encore à profit un chant clair et des moments mélodiques tout entrecoupant de moments plus lourds.

Walkways construit parfois ces chansons de manière peu conventionnelles, mais utilise la même recette tout au long de l’album qui peut finir par se ressembler assez vite. Néanmoins, cet équilibre entre légèreté et brutalité donne tout de même un résultat très appréciable. Mention spéciale pour Enough qui, bien que difficile a aimer, est peut-être la piste la plus originale, et surtout celle qui fait le plus réfléchir.

Bleed Out, Heal Out
Walkways
Nuclear Blast
2019

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