La Cité sans nom – Les Carnets Lovecraft – H.P. Lovecraft et Armel Gaulme

 

Au fin fond du désert d’Arabie, un explorateur à dos de chameau est sur le point de découvrir l’emplacement de la Cité sans nom. Mais son enthousiasme n’a d’égal que sa peur, à l’approche de ce lieu réputé maudit. Les légendes funestes qu’on raconte au sujet de cette cité antique sont-elles fondées ? Au gré de ses explorations, l’homme met au jour les vestiges d’une civilisation mystérieusement disparue et s’aventure dans les galeries ensevelies de la Cité sans nom. Celles-ci lui réservent des découvertes qui lui feront tutoyer l’horreur et la folie.

 

Initiés par Dagon (disponible chez Bragelonne), Armel Gaulme récidive dans l’illustration des écrits de Lovecraft avec ce nouvel opus des Carnets Lovecraft. Il s’attaque ici à La Cité sans nom, nouvelle dans laquelle l’exploration est au cœur des découvertes que le narrateur va faire.

Le récit, contrairement à d’autres œuvres de l’auteur, ne m’a pas fait autant frémir que ce à quoi je m’attendais. Je ne le connaissais pas et j’espérais un dénouement comme dans L’Abomination de Dunwich ou encore Cauchemar à Innsmouth, qui me fasse trembler de la tête aux pieds et m’hérisse les cheveux. Je n’ai malheureusement pas eu de frisson d’horreur ni même cette angoisse qui fait palpiter le cœur et se tordre les entrailles. Un peu déçue pour cela. Ce n’est donc pas une nouvelle que j’affectionne particulièrement mais elle a néanmoins le mérite de faire voyager. Elle nous donne l’impression de remonter le temps jusqu’au début du XXe siècle et de prendre part aux grandes expéditions et découvertes archéologiques d’Egypte ou encore du Moyen-Orient.  En cela, au moins, je n’ai pas eu de déception. Je voulais d’antiques civilisations, des ruines perdues au fin fond du désert, des énigmes. J’ai été servie.

Concernant les illustrations d’Armel Gaulme, elles sont pour moi en parfaite résonance avec le texte et son contexte. Elles nous plongent dans la Cité sans nom de manière visuelle et nous fascinent, tout autant que la Cité sans nom fascine le narrateur. A la fois relevés topographiques, archéologiques mais aussi illustration directe du récit, les illustrations nous accompagnent dans les rues et les souterrains de la Cité et sont un support direct et visuel de l’histoire. Elles apportent une réelle plus valu au récit qui, sans cela nous ferait vraiment rester sur notre faim.

Enfin, quelques petits mots sur l’édition, tout de même. Bragelonne propose ici un design soigné avec une couverture cartonné qui ajoute encore un charme – je pense de suite aux carnets des explorateurs dont il adopte la taille (l’ouvrage est plus grand qu’un poche mais plus petit qu’un broché), ainsi qu’une cohérence à la collection des Carnets Lovecraft.

Cette édition de La Cité sans nom est vraiment un bel ouvrage, soigné avec un illustrateur, Armel Gaulme, qui a su saisir l’essence même du récit afin de nous en restituer visuellement l’ambiance. Et, bien que le texte n’est pas été à la hauteur de mes attentes en terme d’horreur, l’ensemble vaut un petit détour.

 

La Cité sans nom – Les Carnets Lovecraft

H.P. Lovecraft (texte), Armel Gaulme (illustrations)

Editions Bragelonne

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