Valéria, le Royaume – Isaias Vallejo et The Mico – Pixie Games

Après quelques années d’une paix toute relative, le Royaume de Valeria essuie de nouveau les attaques des légions de mort-vivants, de gobelins et de toutes sortes de créatures des ténèbres. Depuis toujours, le Roi de Valeria fait face au mal avec vaillance et noblesse, mais son grand âge l’empêche aujourd’hui de protéger comme il se doit son immense royaume. Sans héritier pour lui succéder, les citoyens ont commencé à paniquer. Valeria a besoin d’un nouveau dirigeant.

En tant que Duc de ce Royaume, vous bénéficiez d’une position certes modeste mais qui vous octroie force, respect et fortune. Vous asseoir sur le trône de Valeria est votre destin. Rallier quelques hères et autres nobles à votre cause ne devrait pas poser de problème, mais régner sur un fief empli de monstres n’est pas vraiment le futur que envisagiez. Il vous faut donc et de toute urgence étendre votre domaine et recruter des citoyens qui vous aideront à repousser les monstres qui déferlent sur Valeria. Prenez de vitesse les autres Ducs et gagnez votre place sur le trône.

 

Dans Valeria : le Royaume, chaque joueur incarne le rôle d’un Duc ou d’une Duchesse cherchant à défendre le royaume et à bâtir la plus influente cité. Mais le chemin va être long.
Au début, vos seuls aides sont un paysan et un chevalier (les temps sont durs !!)

A son tour, le joueur lance deux dés (gros et agréables. C’est peut-être un détail pour vous, mais quand on aime les dés, ça veut dire beaucoup) , et active ses personnages correspondant à la valeur de chaque dé, et à leur somme.
Chaque personnage rapporte alors des ressources : or, points de force pour combattre les monstres, points de magie

Ex : avec le lancé ci-dessus, les Citoyens qui s’activent sont le 1, le 5 et le 6. Si l’on ne possède que les Citoyens de départ comme ci-dessous, on active le 5 et le 6 : on gagne un Or et un point de Force.

Une fois les personnages activés et les ressources correspondantes récoltées, le jouer a droit à deux actions parmi :

Recruter de nouveaux Citoyens, en acquittant leur valeur (en or).
Ces nouveaux Citoyens apporteront de nouvelles ressources, s’activeront sur des valeurs de dés différentes. De plus, ils appartiennent à des guildes (le terme n’est pas employé dans la règle, mais je l’explique comme ça), ce qui leur donne accès à la construction de certains domaines, et intervient dans le décompte des Points de Victoire.

Attaquer un monstre, en dépensant des points d’attaques correspondants (les ressources rouges).
Les monstres rapportent des récompenses (ressources) et des Points de Victoire.

Construire un domaine, en remplissant les conditions (le prix, et en possédant les personnages dont les symboles correspondent).
Les domaines ont un pouvoir qui peut s’activer une fois, ou régulièrement. Et ils rapportent des Points de Victoire.

 

Le jeu s’arrête selon diverses conditions : 5 piles de personnages épuisées ou tous les monstres morts ou tous les domaine construits. On compte alors les PV de chaque joueur, et … surprise… le plus fort devient Roi et gagne la partie.

A noter que chaque Duc ou Duchesse possède une façon personnelle de marquer des points de Victoire, et cela oriente légèrement la stratégie à développer. (certains ont besoin de développer des domaines, d’autres de se concentrer sur les monstres, ou de recruter tel ou tel guilde de personnages).

Valéria est donc un jeu de développement. Une version améliorée de Minivilles, qui était un parfait jeu de découverte pour débutant souffrant malgré tout de quelques limitations.
Limitations que Valéria corrige, notamment lors de l’acquisition de ressources : chaque joueur peut activer ses personnages lors des lancers de dés des autres joueurs, ce qui rend moins long l’attente entre chaque tour.
A part ça, l’interaction entre les joueurs est assez limitée, comme dans la plupart des jeux de développement. Même si certaines cartes permettent d’aller voler quelques ressources au Duc voisin, cela reste assez rare.

L’intérêt du jeu réside dans les différentes stratégies à développer : acheter un maximum de Citoyens diversifiés, ou se concentrer sur certains et choisir l’attaque de Monstres, ou la construction de domaines. Les voies sont variées, ce qui renouvelle l’intérêt à chaque partie.
Renouvellement possible également par les différentes settings de départ (Citoyens / Monstres différents) proposés par le jeu, qui peuvent accentuer certains aspects (recherche de l’Or, de la Magie, de la force…)

Valéria ne s’adresse pas aux purs débutants, mais reste très accessible pour tous si l’un des joueurs autour de la table a l’habitude des jeux. Les règles s’expliquent facilement et l’ambiance prend rapidement.
Les parties durent moins d’une heure, mais restent suffisamment longue pour ne pas avoir l’impression d’être « coupé » dans son développement.
Chez moi, c’est un succès à chaque sortie, avec différents types de joueurs (du débutant au confirmé en passant par du joueur casual).

Une vraie réussite.

Enfin, comment ne pas citer l’illustrateur, The Mico, une des stars du moment dans le monde du jeu et déjà cité ici . Un style particulier qui contribue énormément à l’ambiance du jeu.

 

Editeur : Daily Magic Game (VO), Pixie Games (VF)
Nb de joueurs : 2 à 5

Durée du jeu : 45 à 60 min (ça peut durer jusqu’à 2h pour la première partie…)
Mécanisme : Cartes, dés, construction d’un moteur de ressources

 

 

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