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La Cosa Nostra – Edge

La Cosa Nostra est un jeu de plateau à base de cartes publié chez Edge. Comme son nom l’indique ce jeu a pour thème la Mafia. Vous devrez faire vos sales affaires et amasser le plus d’argent possible pour être le Parrain. De 3 à 5 joueurs.

Le sous-titre « Ce n’est pas personnel, c’est uniquement les affaires » est un bon indice des sales coups à venir. Vols, meurtres, trahisons, chantages et opportunisme feront ressortir les mauvais penchants de chaque joueur. Autant le dire de suite, c’est un jeu de coups bas (certains diront d’enfoirés). Si vous êtes du genre à ressasser les vieilles rancunes, n’oubliez pas que ce n’est qu’un jeu !

Le visuel a un petit côté « GTA » et met tout de suite dans le bain, le livret est de bonne facture et propose en fin un rappel des cartes et un memento sur le 4ème de couverture. Mettez la BO du Parrain pour vous mettre dans le bain durant la lecture.

La mécanique est assez simple. 4 tours de jeux (possibilité de réduire à 3 pour accélérer le jeu). Vous jouez un des 5 clans mafieux, ce qui déterminera vos ressources de base, lieutenants ou bâtiments qui vous permettront de gagner de l’argent pour acheter des renforts pour exécuter des sales coups ou développer votre business.

La partie plateau se compose de deux zones :

  • Le marché, pour le recrutement d’hommes de main ou l’achat de bâtiments ;
  • Le décompte des tours, qui indique le passage du temps et la composition des pioches, certaines cartes puissantes n’étant disponibles que sur les derniers tours. Souvenez-vous, le jeu est en 4 tours…

Vous pourrez utiliser vos hommes de main, dont la puissance est indiquée par un ou plusieurs pistolets, pour recruter des associés (Avocat, usuriers, etc.), acquérir des établissements ou tenter des coups plus ou moins sales (qui rapporteront potentiellement de l’argent en proportion de la difficulté ou saperont un autre gang de manière plus ou moins définitive). Les gangsters ont des noms évocateurs qui participent à l’ambiance. Et à ce propos… Jimmy Bananas vous passe le bonjour.

Pour la partie mécanique de base c’est assez simple et cela tourne très bien : le recrutement à un coût fixe indiqué sur la carte, les jobs ont deux symboles possibles (de l’argent ou une cible, selon qu’il rapportent de l’argent ou s’attaquent à quelqu’un), la difficulté est indiquée par un ou deux dés dont la valeur est le score à égaler (ainsi un 2 est validé pour tout score autre que 1), le nombre de dés lancés pour y arriver dépendra du gangster qui réalisera le job (s’il a 4 pistolets sur sa carte, il lancera 4 dés). Attention au double 1 avec un petit mafieux…

Les subtilités commencent avec l’ordre de résolution : vous planifiez vos actions comme vous l’entendez et vous les réaliser comme vous voudrez. Il est donc possible de se réserver un investissement que vous ne pouvez pas encore payer tout en comptant sur un job rémunérateur qui sera résolu avant de devoir sortir l’argent.

Un autre aspect repose sur les prérequis sur certains job très juteux. Mais comme le jeu se déroule en 4 tours et qu’il est très difficile de couvrir toutes les possibilité, la possibilité de passer des deals permet de mettre à disposition les ressources qui font défaut.

Et c’est là que le jeu passe d’une mécanique posée à une prime au plus baratineur. Car les deals peuvent reposer sur un échange d’argent contre l’utilisation, une mise à disposition réciproque (tu peux utiliser mon garage si je peux utiliser ton avocat), des faveurs futures ou des menaces… Si tu ne me donne pas l’accès à ton dealer, je saccage ton entrepôt (l’entreprise n’est plus utilisable pour le tour. Un jeton deal est posé et reste en place tant qu’il n’est pas utilisé. La même ressource peut faire l’objet de plusieurs deals auprès de plusieurs joueurs. Petit trick facile : désactiver une ressource nécessaire à un joueur pour réaliser un job afin qu’il échoue automatiquement ne remplissant plus les conditions ou qu’il soit obligé de faire appel à nous.

Il est aussi possible de tuer des truands adverses, cela a plusieurs effets :

  • un mafieux de moins, c’est des actions en moins ;
  • s’il est tué avant d’être rentabilisé par ses jobs, c’est une perte sèche ;
  • les mafieux tués sont conservés par celui qui les a tué pour marquer des points en fin de partie.

Plusieurs autres subtilités sont à prendre en compte :

  • des cartes instantanées (Influence) qui permettent de modifier les conditions de jeu : augmenter ou diminuer les difficultés des jobs, augmenter ou diminuer la puissance d’un mafieux (son nombre de pistolets), éviter qu’un mafieux ne soit tué (il est juste désactivé pour le tour), etc. ;
  • à partir du tours III, des cartes contre-attaques sont introduites. Elles permettent d’interférer durant le job d’un mafieux adverse ;
  • des monopoles peuvent être créés de manière temporaire pour la drogue, les crédits usuraires ou la prostitution. Chacun rapporte 5000$ ;
  • l’argent gagné au dernier tour est doublé ;
  • il est possible de blanchir de l’argent (à partir du tour II et jusqu’à 15000$ maximum), celui-ci n’est plus disponible durant la partie mais rapportera le double lors du décompte final.

Mon seul conseil sera de bien choisir les joueurs avec lesquels vous allez jouer… pour profiter au maximum de ce jeu et éviter les engueulades (ceux qui on joué à Junta ou Diplomatie voient tout de suite de quoi je parle).

*voix enrouée* Et n’oubliez pas : « Un homme qui ne prend pas soin de sa famille ne deviendra jamais un homme. »

Eldricht Tales

A propos de Raven

Rôliste depuis 1989, joueur de jeux de plateau, de figurines, fan de littérature fantastique et de science fiction, pratiquant d'arts martiaux et lecteur d'ouvrages de philosophie je suis l'assemblage improbable d'éléments de pop culture, de culture chinoise et de la multitude d'études et de formations que j'ai eu l'occasion de suivre (économie, statistiques, finance, informatique, diététique, histoire, planétologie, oncologie, etc.) et de les mettre en application dès que l'occasion se présente. Je suis un mercenaire du jeu de rôle. Amateur ou (semi) pro. Relecteur (pointilleux souvent), auteur (parfois) et testeur (occasionnel).

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