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Entretien avec Estelle Faye, auteure, Salon Fantastique 2018

Estelle Faye est une auteure de fantastique/fantasy que l’on ne présente plus, nous l’avons rencontré durant le salon Fantastique de Paris 2018.

Bonjour Estelle et merci de prendre quelques minutes pour eMaginarock. Peux-tu nous présenter ton dernier roman ?

Mon dernier roman est Les Nuages de Magellan. Il s’agit d’un space-opera qui est écrit comme un roman maritime. Il y a beaucoup de voyages et d’aventures, c’est l’espace donc on peut avoir des distances gigantesques, on peut créer des planètes entièrement, ainsi que des vaisseaux spatiaux. C’est vraiment aussi un space opéra qui est centré sur des personnages très haut en couleurs, très humains (enfin je l’espère) avec des enjeux de taille. Pour moi le space opéra c’est la liberté, c’est les horizons lointains, c’est pouvoir aller vers les étoiles et c’est ça qui m’a poussé vers l’écriture de ce roman. Le petit truc encore en plus, c’est mon premier roman où l’on trouve une inspiration de mes voyages en Amérique du sud qui m’ont beaucoup marquée. Et dans mon duo d’héroïnes y a mon premier vrai personnage de veille guerrière couturée de partout avec des prothèses, des souvenirs un peu flageolants et un caractère parfois un peu difficile.

Quelles ont été tes sources d’inspirations pour ce roman ?

Pour mes romans je m’inspire des films, des voyages, et des jeux vidéo. Je lis beaucoup de romans mais ce n’est pas ma source d’inspiration. Ici la grosse inspiration comme je le disais c’est l’Amérique du sud, y a notamment le coté fresque dans les villes, l’histoire de ce monde, de cet univers, de cette conquête de l’espace qui est raconté dans les fresques que l’on croise sur les murs dans les villes de l’espace. Il y a une soirée qui m’a beaucoup marquée, je me suis retrouvée dans le désert d’Atacama, c’est un désert très coloré qui n’est pas un désert de dunes de sable, il est rouge, vert, bleu par moment. Et donc petite ville au fin fond du désert avec un ciel particulièrement clair (c’est là que l’on met des observatoires c’est dire la clarté du ciel la nuit). Et donc on voyait ce ciel magnifique au-dessus de nous, y avait le désert hyper coloré, des fresques murales splendides et il y avait un orchestre du conservatoire local qui jouait au départ des morceaux locaux (et c’était une fête de locaux et pas du tout de touristes), et à un moment ils se sont mis à jouer la musique de Pirates des Caraïbes. En fait, c’est cette scène le catalyseur de ce roman. L’arrivée de l’océan au milieu du désert, au milieu de toutes ces couleurs et la piraterie qui s’invite dans l’atmosphère.

Comment t’es venu le virus de l’écriture ?

C’est pas tant l’écriture qui est venue à moi que l’envie de raconter des histoires. J’ai toujours raconté des histoires pour mon petit frère, et mes amis. Mais comme je suis pas trop une grande solitaire, je me suis d’abord tournée vers le théâtre, vers le scénario, là où on pouvait travailler en équipe. Et à la fin de mon école de scénarios, on organisait des lectures et je m’ennuyais comme un rat mort. J’ai répondu à un appel à texte pour une nouvelle sur les dragons chez Calmann-Lévy. Ma nouvelle a été acceptée et suite à celle-ci j’ai rencontré Xavier Mauméjean qui m’a fait écrire mes premiers romans et là l’écriture ne m’a plus jamais lâchée. Dans l’écriture il y a une énorme liberté mais en même temps dans le paysage où l’on est, avec les éditeurs que l’on a, il y a une véritable exigence. L’éditeur qui est exigeant dans le bon sens du terme, celui qui nous pousse à faire les meilleures histoires possibles. Finalement on est dans un paysage hyper vivant et on est loin d’être solitaire. On a les bêta lecteurs, les avis de lecteurs qui nous reviennent et le travail avec nos éditeurs. Donc le côté solitaire de l’auteur est moins fort que je ne le croyais, et en même temps y a cette indépendance qu’on peut avoir, que j’adore et le fait que nos histoires existent dans le vrai monde, et que finalement c’est les lecteurs qui sont les vrais juges de nos histoire. Il y a un rapport très direct avec le lecteur, beaucoup plus qu’avec le monde du spectacle ou de l’audiovisuel, et c’est vraiment ce que j’adore.

Un nouveau projet en cours ?

Pour le moment je suis très fatiguée, parce que je viens de finir les corrections éditoriales du deuxième livre dans l’univers de Bohen, qui sera un petit peu plus gros que le premier (mais pas beaucoup). En gros le premier c’était un an qui voit une révolution et là c’est presque une génération plus tard, c’est quinze ans après. Que devient un monde après une révolution, avec de nouveaux enjeux, des personnages qui ont vieilli, vu que la situation est très chaotique certains sont morts et d’autres ont beaucoup morflé. Il y a une nouvelle génération qui était enfant au moment de la révolution et qui n’a donc pas le même regard. Ce roman n’était pas du tout prévu, au départ Bohen ça devait être un One-Shot assez épais, mais avec tout l’engouement qu’il y a eu de la part du lectorat sur le premier, finalement cela s’est imposé.

Je suis super contente de l’avoir écrit, et j’ai un traque de malade qu’il sorte.

Dans lequel de tes livres aimerais-tu vivre ?

Rêve d’étoiles, dans mon space-opéra. Bohen l’univers est cool mais les conditions de vie sont vraiment hardcores.

En bonus une chronique de Thomas pour le premier tome de la trilogie des Oracles parus chez Scrinéo

Eldricht Tales

A propos de Florent

Fan des cultures de l'imaginaire en tout genre. Je me passionne pour la fantasy épique et la science fiction, avec une forte préférence pour les auteurs francophone.

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