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Molly Hatchet + King Savage – La Machine du Moulin Rouge, Paris – 18 Décembre 2018

Pour ce dernier concert que je couvre cette année il était important de ne pas passer à côté de Molly Hatchet. Oui je sais ils sont déjà passé à Paris et je n’y étais pas. Mais ce soir j’y suis !! Enfin ! Base Productions a eu l’excellente idée de les inviter sur les planches de La Machine

La soirée débute avec les allemands de King Savage. Avec un show pareil je ne suis pas déçue de ma découverte ! Si les lights ne les mettent pas à leur avantage, le quintet n’en est pas moins un groupe de scène. Au menu nous avons des riffs qui envoient de la patate, des compos assez classiques maintes fois entendues mais qui fonctionnent, du Rock’n’Roll à foison, des musiciens souriants et motivés qui savent relativement bien gérer leur public présent… mais pas pour eux. Aucun problème pour les rockeurs ! Ils le savent bien et Arthur King, le chanteur, en plaisante même ! Pas de quoi s’ennuyer sur ce set électrique qui arrive à chauffer une audience remplie de fans impatients de voir Molly Hatchet.

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Ça tombe bien, c’est à leur tour de montrer que le groupe existe toujours malgré la disparition de tous les membres d’origine SAUF un ! Il s’agit de Bobby Inram, guitariste lead du groupe depuis 1987. Un peu comme un highlander qui aurait survécu à plusieurs vies, il est présent ce soir pour nous en mettre plein la vue. Accompagné d’excellents musiciens, il n’y a rien à demander de plus pour passer un bon moment. Tim Linsdey, malgré le fait qu’il ne soit plus tout jeune, assure sa partie basse comme si il avait 20 ans. Impressionnant ! Le chanteur Phil McCormack, frontman sensible et charismatique, (avec un accent américain à couper au couteau !), pousse ses cordes vocales jusqu’au maximum de ses capacités et donne une prestation plutôt agréable à écouter. On le voit bien que les musiciens ne sont pas là pour tricoter des moufles et l’ensemble du show est plutôt cohérent et très mâture. Il y a plutôt intérêt oui ! Je remarque parfois que Bobby est très concentré dans ses riffs mais ne manque pas de sourire à son auditoire dès qu’il en trouve l’occasion. Avec cette coupe de cheveux sortie des années 70, il me fait penser à un ourson. Mais attention, pas n’importe lequel ! C’est pas un ourson en papier, il maîtrise son job et connaît ses accords par cœur ! Tout comme l’excellent claviériste du groupe John Galvin, qui semble très méticuleux derrière ses deux claviers.

Je me retrouve face á un dilemme malgré tout : le show est politiquement correct MAIS (Oui, c’est un grand MAIS) pourquoi nous faire du mal aux yeux comme ça, avec des effets de lumières pareils ?! J’ai bien vu par exemple, que lorsque Shawn Beamer a commencé son solo batterie, il jouait dans le noir et que le puits de lumière est apparu seulement quelques instants plus tard. Ça va qu’il connaît l’emplacement de ses fûts. Je soupçonne que les couleurs rouge, bleue et violette soient les préférées de l’ingénieur des lumières, mais ce ne sont pas les miennes. Enfin pas ce soir, où je suis censée prendre quelques clichés pour illustrer ma chronique. J’espère avoir réussi. C’est vous qui me direz !

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Après avoir râlé autant sur ces fichues lights, je ressors tout de même ravie de ce concert. Maintenant je peux crier sur tous les toits que j’ai vu Molly à Paris et aller dormir tranquille, avant mon prochain concert, l’année prochaine…

Crédits photos : Dopik Design

Eldricht Tales

A propos de Izzy

C’est l’histoire d’une fille qui n’a pas toute sa tête… Passionnée d’arts graphiques et de littérature fantastique, issue de diverses formations artistiques et amoureuse de la musique depuis belle lurette, elle cherche à faire partager ses passions à travers des productions de concerts. C’est ainsi qu’en 2012 elle crée une association de production de concerts indépendante sur la capitale, Extrême Factory. En parallèle, elle est chroniqueuse pour différents webzines musicaux et commence ainsi une carrière de schizophrène mélomane.

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