Vampirella Masters Series – James Robinson

Graph Zeppelin continue de nous propose d’excellents comics et notamment de rééditer quelques très très beaux albums de Vampirella, la vampire la plus célèbre et sexy de ce type de support. Après un premier Vampirella Masters Series dédié à la vision de Mark Millar du personnage il est temps de découvrir celle de James Robinson. Le scénariste anglais s’est emparé de la vampire et vous propose une histoire étonnante, mise en images par le talentueux Joe Jusko.

La couverture avec cette Vampirella alanguie est un classique du genre et met en avant les apsects sexués du personnage mais il n’y a pas que ça chez elle qui soit intéressant, tout comme cette histoire va nous permettre de le découvrir. La présentation de l’éditeur nous offre un premier pas dans le scénario que nous allons découvrir…

Tout commence par une histoire d’amour contre nature entre une vampire et un humain : Vampirella et Adam Van Helsing. Après avoir été brutalement assassinée par Maîtresse Nyx, pour cet amour interdit, Vampirella renaît avec une nouvelle mission : traquer tous les vampires et tuer ses semblables pour expier sa faute.

Mais arrivera-t-elle à accomplir sa mission ? Arrivera-t-elle à faire un choix entre son amour pour un humain et son désir de sang ? Porté par le scénario de James Robinson et le dessin incroyablement réaliste de Joe Jusko, cet album est le deuxième volume de la nouvelle collection de Graph Zeppelin dédiée au personnage charismatique Vampirella.

La première remarque importante, et pourtant je parle généralement de cela en second point, est le dessin. Joe Jusko nous propose des planches aux graphismes et couleurs très 70’s, très classiques. Cela peut surprendre de prime abord, voire même décevoir, mais soyons francs on s’y fait sans réelles difficultés. On y trouve même, au fil des pages, un charme particulier. Qu’il s’agisse de Vampirella ou bien de Van Helsing les deux sont parfaitement dessinés avec une vraie disparité entre les personnages alors même que Adam n’est clairement pas à sa place dur Drakulon et le contraste est intéressant.

Mais c’est scénaristiquement que cet album tire son épingle du jeu. En effet James Robinson nous propose une histoire aux multiples ramifications, dotée d’un triptyque de personnages (Vampirella, Van Helsing et Lillith) qui mènent la danse. Même si je dois dire que dans cet album le côté timoré de la vampire sexy m’a un peu gêné. En effet tout au long de l’album elle semble se perdre dans des réflexions tortueuses sur le pourquoi elle devrait tuer sa mère, alors que c’est quand même sa mère, même si… Bref, par moment on a la sensation que cela n’en finit pas et c’est le petit point un peu pénible de ce comics. En dehors de ces quelques lenteurs, le scénario est bien géré, le postulat de départ ainsi que la conclusion sont parfaitement gérés.

Second tome des Masters Series de Vampirella et second succès pour Graph Zeppelin. Même si cet album n’est pas exempt de quelques défauts il n’en reste pas moins agréable et permet de découvrir ou redécouvrir ce monument de la bande-dessinée américaine.

Vampirella Masters Series – James Robinson
Graph Zeppelin
2018

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