Jumbor Angzengbang – Hiroyuki Takei

takeijumborangzengbang1Une fois n’est pas coutume, il ne s’agit pas ici d’un one-shot ni d’une série. En fait, ce manga est constitué de deux volumes. Le mangaka Hiroyuki Takei a déjà réalisé deux séries : Shaman King chez Kana qui est terminé avec 32 volumes et qui est un shônen où les combats se succèdent à un rythme frénétique et Ultimo toujours en cours chez Kaze avec 10 volumes parus qui a la particularité d’être un mix entre le manga et le comic, car le scénariste de cette série n’est autre que Stan Lee.

C’est donc sa troisième réalisation sortie en France chez Kana que nous allons décrypter : Jumbor Angzengbang. Nous sommes dans le futur, sur une planète qui a subi de nombreux cataclysmes et qu’il faut reconstruire. Pour cela, des constructeurs guerriers manœuvrent leurs machines pour remodeler les paysages et les bétonner pour les humains. Voilà déjà une belle entame « écolophobe ».

Chaque guerrier œuvre pour un roi ou un empereur. Parmi eux se trouve le capitaine Baru qui doit dégager une voie pour la cité de Dovork. Lors de cette intervention, il trouve la mort avec de nombreux constructeurs lorsqu’ils sont attaqués par l’empereur Genber qui met la main sur Dovorok, tuant son souverain et laissant la princesse Rivetta s’enfuir.

Cinq ans plus tard, Baru renaît sous forme de Jumbor. Mi-enfant, mi-machine de chantier, il va tout faire pour éliminer Genber et rendre son royaume à Rivetta. Le temps est passé, les amis de jadis ont bien changé et il ne tardera pas à découvrir que d’autres Jumbor ont été fabriqués avant lui.

takeijumborangzengbang2L’idée est originale et ce personnage maladroit, car il doit apprendre à maîtriser ce nouveau corps mi-Transformer mi-Robocop, est très attachant. Les graphismes des personnages sont typiquement manga, y compris dans la sexualisation sous-jacente avec cette princesse virginale qui est autoritaire et apprécie plus que tout l’usage de sa cravache. De même, tout est orienté travaux publics, par exemple les techniques de combat qui portent toutes un nom de chantier. Un manga à découvrir par curiosité et qui n’est pas déplaisant à lire, même si le thème peut sembler de prime abord plutôt simpliste et même si les bonus enrichissants cet univers empiètent peut-être un peu trop sur le récit.

Jumbor Angzengbang 1 et 2
Hiroyuki Takei
Traduction par Lionel Fakih et Thibaud Desbief
Editions Kana
2012

6,85 € chaque volume

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