Une très bonne adaptation du roman Pyramides, quoi qu’un peu simplifiée.
Dans l’infini de l’espace, l’arche stellaire Arca III a quitté une Terre agonisante pour fonder une nouvelle civilisation humaine sur la lointaine Griffe du Lion.
À son bord, 1 600 passagers en coma artificiel. Tout comme eux, Éric et Johanna ont confié leur destin au vaisseau géant.
Mais l’heure du réveil a sonné, il est temps de découvrir dans quelle réalité les a menés ce voyage de plus de deux-cents ans…
J’ai pris beaucoup de plaisir à me plonger dans l’univers de R. Benassaya sous l’angle du roman graphique.
Un graphisme qui sert parfaitement l’univers de l’auteur
J’ai beaucoup apprécié la patte visuelle de l’illustrateur, J. Urgell. Le trait est stylisé mais précis, il nous offre avec justesse les détails du cadre dans lequel ce roman prend place. Les couleurs sont belles et sur les paysages, leur tracé rappelle celui de l’aquarelle. Le passage du décor littéraire au décor dessiné est donc très réussi.
Un scénario très plaisant à lire
Ayant adoré le roman Pyramides, je m’attendais à ce qu’il en soit de même pour cette adaptation. Et je n’ai pas été déçue : j’y ai parfaitement retrouvé la trame du récit, le suspense omniprésent et les divergences d’opinion.
Quelques simplifications dues à l’adaptation
La bande dessinée s’avère cependant plus simplifiée que le roman. Certains nœuds narratifs sont peu raccourcis, et la psychologie des personnages en pâtit. Alors que le récit présentait des points de vue différents sans manichéisme, il m’a semblé ici que le personnage de Johanna était beaucoup plus identifié comme antagoniste, ce que j’ai trouvé dommage. Ces quelques éléments m’ont frustrée, mais je comprends que ce type de coupe soit nécessaire lorsqu’on adapte un pavé de plusieurs centaines de pages en graphique de qualité.
J’ai donc pris beaucoup de plaisir à me replonger dans l’histoire de Pyramides à travers cette adaptation.