Vous prendrez bien une bonne rasade de doom pour commencer la semaine ? Clegane est là pour ça avec son second album, White Of The Eye. Au menu : musique lente et prenante, chant saturé, ambiances inquiétantes et séduisantes, le tout sur cinq pistes et quarante-trois minutes. Un menu comme je les aime !

Fractured descend directement la température sur ses presque huit minutes de son. La batterie est surpuissante et guide sans problème les autres instruments, les guitares se font lentes et proposent des mélodies entêtantes, tandis que le chant vient rehausser le tout. La piste suivante, Cara Muerte, se fait encore plus lente, plus rythmiquement saccadée, avec des guitares saturées à l’excès. Et cela fonctionne : je me suis pris au jeu de la mélodie lancinante, j’ai totalement pénétré cet univers et la voix claire est venue me surprendre de manière plus qu’agréable. Une belle réussite. On passe ensuite au titre éponyme de l’album White Of The Eye. Dès l’introduction, avec ce riff de guitare profond, inquiétant, renforcé par ces voix, avant le cri torturé qui vient signer le véritable début de la chanson. Très clairement on est ici face à du très grand Doom, et l’ajout vocal de Sam, chanteuse de Poin Mort (qui vient aussi de sortir son nouvel album), est vraiment très intéressant. Finalement il s’agit probablement de ma piste préférée de cet album : tout y est excellent, de la musique de Clegane à la voix de Sam, rien à redire.

Water & Stone vient ensuite, morceau le plus long de cette nouvelle sortie. L’introduction se fait lancinante, séductrice, tout en longueur, avant que le son ne s’emballe et que l’on retrouve cette parfaite alchimie instrumentale que l’on retrouve à chaque morceau de ce groupe. Et enfin Healed In Vain vient conclure l’album de belle manière avec notamment un duo vocal clair contre saturé qui passe merveilleusement dans les oreilles.

Après l’excellent Funeral At Sea le groupe revient donc nous regarder dans le blanc de l’œil et on ne le regrette pas. White Of The Eye propose une ambiance glaciale, inquiétante, dans la pure veine des meilleurs groupes de Doom. Si vous souhaitez découvrir un bon groupe et que vous aimez le doom alors jetez-vous sur cette nouveauté, vous ne le regretterez pas !

Thomas Riquet

Thomas Riquet

Passionné de cultures alternatives, Thomas dirige eMaginarock depuis 2008. Editeur, photographe, anthologiste, graphiste... ses casquettes ont été nombreuses dans sa vie, un peu comme un chapelier fou, mais avec toujours une ligne directrice qui s'est dégagée : faire découvrir les univers qu'il aime aux autres.

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