The myth of the Mostrophus – Ryo Okumoto

Un album étonnant et agréable à l’écoute.

Avant de découvrir cet opus, je m’attendais à quelques titres originaux au clavier façon métal expérimental… je me suis retrouvée avec de la synthwave des années 80. Pas du tout mon style de musique, donc, mais par curiosité artistique, j’ai écouté quand même. L’ensemble comporte peu de morceaux mais chacun est assez long, ce qui permet une certaine richesse dans la composition.

Surprise, donc, pour Miror miror qui introduit l’album. Un titre somme toute sympathique mais de prime abord pas vraiment nouveau dans sa mélodie (classique) et ses instrumentaux. On sent cependant rapidement la richesse dans la composition. Les solos mélodiques sont agréables à l’oreille, les harmonies intéressantes. L’ensemble est donc plus travaillé qu’il y paraît de prime abord. Plusieurs tableaux musicaux complètent cette première chanson de près de 10 minutes, qui sait malgré tout rester cohérente. En ce sens, Miror miror est représentative du reste de l’album.

Suit Turning point, un morceau auquel j’ai moins accroché. Plus classique dans sa composition, l’ensemble est assez répétitif et je me suis ennuyée à l’écoute. Même constat pour The Watchmaker, qui se révèle peut-être un tantinet plus dansant, plus accrocheur.

Moins survolté, plus accoustique, plus mélancolique aussi, Maximum Velocity commence comme une ballade. L’occasion de s’attarder sur les chœurs du morceau et les harmonies atypiques qui sont ici mises en valeur. Au bout de 2 minutes intervient une rupture rythmique, qui bascule vers quelque chose de beaucoup plus énergique. Ce titre est sans doute celui qui révèle le mieux la virtuosité du compositeur car le chant y est moins présent, ce qui permet de mettre en valeur les solos instrumentaux et les harmonies.

Chrysalis, tout en piano et flûte, commence comme une musique de film. Intermède doux et mélancolique, s’il se révèle beaucoup plus classique dans sa composition, il reste malgré tout agréable à l’oreille.

Morceau phare et final de l’album éponyme, The myth of the Mostrophus dure 22 minutes. Il répond à la première chanson de par ses tableaux musicaux variés, ses changements de rythmes et d’instrumentaux. Certains passages sont dynamiques, d’autres beaucoup plus calmes. On y retrouve, éparpillés, des éléments de toutes les chansons précédentes. Le mélange des styles est intéressant : l’ensemble propose un joli final pour cet album.

Cet opus plaira donc sans doute aux amateurs du genre !

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