Entretien avec les membres d’Alta Rossa

Bonjour, et merci de prendre quelques minutes pour répondre à mes questions. Est-ce que tu peux tout d’abord te présenter et nous expliquer ce que tu fais dans Alta Rossa ?

Nous répondons au nom du groupe pour cette interview, dont voici le line-up :

Mathieu – Batterie
Dess – Basse
Antoine – Chant
Thomas – Guitare
Jordan – Guitare

D’où vient le nom du groupe ?

Ce nom renvoie à un état de conscience général. Un constat rempli par la vision pessimiste qu’on a du monde tel qu’il est aujourd’hui, et tel qu’il sera demain. C’est ce qui pourrait définir le nom du groupe Alta Rossa, comme une sorte d’alerte rouge.

Comment en êtes-vous venu au metal, à la fois en tant que fan et en tant que musicien ?

L’envie de sexe, de drogues et de rock n’roll. Plus sérieusement on à tous commencé très jeune donc je ne saurais pas te dire. En tout cas on baigne dedans depuis toujours, malgré les différents styles de projets par lesquels nous sommes passés, on en revient toujours au metal. Plus c’est puissant, plus c’est sombre, plus on aime, qu’on soit sur scène ou dans le public.

Comment définiriez-vous la musique de votre groupe ?

L’étiquette et la définition du style nous importe peu, on a tous évolué dans des univers distincts, avec des projets electro, black, indus, death metal, Punk HxC, Post …etc . Toutes ces zones explorées participent aujourd’hui à élaborer la musique de AR, c’est certainement pour cela qu’on se retrouve souvent sous l’étiquette “Post-Metal”. Au-delà de ce terme, on voulait avant tout créer quelque chose de sombre et efficace, un ensemble très frontal, qui puisse illustrer nos textes et nos idées. Une intensité qui se retrouve en live comme sur le disque

Vous venez tous de différents groupes. Comment est née l’idée d’Alta Rossa et pourquoi ce nouveau groupe ?

On est avant tout des potes et on avait envie de jouer ensemble, on ne vient pas d’horizons si différents. On est tous musicien depuis pas mal d’années, avec une bonne expérience de la scène metal et des musiques extrêmes. Cette expérience on l’a forgé entre autres dans des groupes comme : Horskh, Asidefromaday, The Erkonauts ou Slaughterers…

Notre rencontre brasse pas mal d’influences, qui se retrouvent forcément dans la façon d’écrire notre musique. Au départ on s’est tous retrouvés autour de la même idée, celle de monter un projet sombre et efficace !

Void of an Era est le premier album du groupe. Comment s’est passé le travail dessus ? Qui écrit quoi ?

C’est un premier disque, qu’on a terminé en pleine période de restriction, avec un rythme de travail relativement décousu et plusieurs mains à l’écriture. Il y a eu un temps d’installation, où l’on à apprivoisé les influences de chacun et la période à laquelle le morceau a été composé à son importance. Souvent c’est Jordan qui compose les premiers riffs de gratte puis tout le reste se fait ensemble en répétition, les arrangements, les modifs, etc…

Comment expliquez-vous les thématiques que le groupe traite à travers cet album ? La musique d’Alta Rossa a quelque chose de viscéral. En est-il de même pour le groupe ?

Comme dans toute forme d’art, chacun à sa sensibilité, et c’est là dessus qu’on s’est retrouvé avec l’ensemble du groupe. Il y a une certaine colère, une violence qui fait partie de la recette, c’est quelque chose qui a souvent fait partie de notre démarche musicale, mais malgré les apparences, on n’y trouve pas que ça, comme tu le dis c’est plus viscéral. Ce qu’on cherche avant tout à transmettre, c’est une esthétique, forgé par notre vision de la vie sur cette terre, et l’impact que cela peut avoir sur chacun d’entre nous. Il faut voir cela comme un tableau très sombre ou un récit de fin du monde que l’on transforme en musique.

Quelle est votre piste préférée de cet album, et pourquoi ?

Chaque membre du groupe à une préférence mais le but ici avec cet opus serait de ne pas en dissocier les titres, “Void of an era” forme un tout!

La peinture qui orne l’album est magnifique. Comment s’est déroulé le travail dessus ?

Cette illustration est l’œuvre de Kirill Semenov, un artiste russe qu’on a découvert sur internet. Il fait un travail remarquable, on a souhaité utiliser deux de ses illustrations pour mettre en image ce premier album. On est entré en contact puis on lui à passé commande. Son univers colle parfaitement à l’image qu’on veut renvoyer avec “Void of an era”.

Qu’y-a-t-il de prévu niveau clip pour soutenir cette nouveauté ?

On a deux nouveaux clips à sortir prochainement. On travaille nous même les images, c’est quelque chose d’important pour nous et ça fait partie du processus de création qui entoure cet album. Ça sort prochainement, on ne vous en dit pas plus !

Est-ce que Alta Rossa prévoit de se produire sur scène ? Et si oui, des dates sont déjà planifiées ?

Oui, le 05 Mars à la Rodia, chez nous à Besançon, viens ! Pour le reste, c’est en chantier.

2021 a été très riche en sorties d’albums. Quel serait votre album de l’année ?

Si on s’en tient au metal on aime beaucoup le dernier album de LLNN ou encore le nouveau DVNE mais à vrai dire on écoute tellement de chose qu’on pourrait en débattre des heures!

Merci pour tes réponses et à bientôt au détour d’un concert !

Thomas Riquet

Thomas Riquet

Passionné de cultures alternatives, Thomas dirige eMaginarock depuis 2008. Editeur, photographe, anthologiste, graphiste... ses casquettes ont été nombreuses dans sa vie, un peu comme un chapelier fou, mais avec toujours une ligne directrice qui s'est dégagée : faire découvrir les univers qu'il aime aux autres.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.