Entretien avec Géraud, batteur de Verdun

Bonjour, et merci de prendre quelques minutes pour répondre à mes questions. Est-ce que tu peux tout d’abord te présenter et nous expliquer ce que tu fais dans Verdun ?

Salut et tout d’abord Merci à toi ! Je suis Géraud, batteur au sein du groupe depuis sa création en 2010.

D’où vient le nom du groupe ? Est-ce une référence à vos origines ou bien aux évènements de la Première guerre mondiale ?

Le nom à été trouvé par Florian, bassiste du groupe. Évidemment ça évoque les événements de la première guerre mondiale, mais pas pour le coté guerrier  ni patriote. Cette bataille est le symbole de l’horreur et de quoi peut être capable l’humain, des milliers de morts pendant des années pour quelques centimètres de terre, et pour quoi au final ? Une idéologie ? Une vision politique ? Une patrie ?On cherchait un nom qui soit facilement mémorisable avec une imagerie qui puissent évoquer le coté lourd de notre musique.

Comment en es-tu venu au metal, à la fois en tant que fan et en tant que musicien ?

Au gré de rencontres… J’ai grandi dans un environnement familial où la musique (et notamment toutes les musiques) avait une place très importante. Gamin à la maison Pink Floyd tournait en boucle et très tôt j’ai su que je voulais jouer d’un instrument. Puis en grandissant, les potes, le skate et Best of Thrash sur M6 m’ont amené au metal. D’abord Mainstream puis plus underground a force de s’y intéresser et de développer ma curiosité !

Comment définirais-tu la musique de ton groupe ?

On y pense pas trop, mais c’est une question qu’on nous pose souvent. A vrai dire je vois notre musique comme la somme des choses que l’on aime, a savoir qu’on écoute tous plein de genres et styles différents…et qu’en nous connaissant notre musique en est l’image. Donc oui on peut y entendre du Hardcore, du doom, du grunge, du sludge, du post, du death mid tempo des fois… On aime bien dire que c’est du HEAVY SHIT !

Le Split w/ Old Iron est la nouveauté du moment pour le groupe. Pourquoi avoir choisi de sortir ce type d’EP à ce stade de la carrière du groupe ?

Ça fait longtemps qu’on souhaitait partager un split avec un groupe. On a toujours composé en vue d’un album et le défi de faire quelque chose de plus concis et de penser le temps de musique différemment était de ce fait comme un challenge.

Aucun calcul car aucune carrière, (rires) il était prêt donc il était temps de le sortir.

Comment s’est passé le travail dessus ? Qui écrit quoi ?

Notre précédent disque Astral Sabbath a marqué un tournant pour nous. Parce que c’est le premier qu’on écrivait à 4 (alors qu’avant nous étions un quintet) et que c’est la première fois que nous sommes réellement aller en Studio, avec Cyrille Gachet. On a appris plein de choses sur la manière dont on fait un disque et le processus d’enregistrement, sans en être vraiment prêt à ce moment là…

Dès la sortie de cet enregistrement, nous avions la volonté d’y retourner le plus rapidement possible, afin d’y mettre à profit tout ce que nous avions appris, d’où la volonté d’enregistrer ce format plus court.

On a une manière assez collégiale de bosser dans Verdun. Bien sur, Jay et Flobeer (le guitariste et bassiste) se pointent avec des idées de riffs, mais on assemble et pense la musique tous ensemble dans notre local de répet. Ce qui fait qu’on est plutôt long pour composer, car on le fait à 8 mains. On est pas le genre de groupe avec un compositeur et des membres qui jouent leur partitions sans donner leur avis.

Où trouves tu l’inspiration quand il s’agit d’écrire de la musique ?

La science, l’art, la vie…

Quelle est ta piste préférée de cet EP, et pourquoi ?

« Narconaut » car c’est la première fois qu’on voulait essayer plein de parties différentes dans une même composition. Plusieurs ambiances, plusieurs rythmiques, ça fait partie des challenges dont je te parlais tout à l’heure

Comme a été choisie l’illustration, fort Lovecraftienne, de cet EP ? Et cela n’a pas été trop compliqué de vous mettre tous d’accord avec Old Iron ?

La pochette et l’ensemble du Gatefold est l’œuvre de Jesse Roberts, guitariste chanteur de OLD IRON. Il est tatoueur et s’est proposé de dessiner quelques chose. Quand on a reçu les premières versions, on était sur le cul, donc on lui a simplement fait confiance pour le reste. Et on est  super content du résultat !

Que prévoyez-vous de faire après ce Split ? Est-ce que vous avez déjà repris les compositions ?

Oui on est en train de composer pour le futur album. C’est encore à l’état de squelette mais on a plein d’idées ! On aimerait faire des dates mais vu la situation actuelle, on verra suivant les propositions. Plusieurs d’entre nous on changé de boulot donc on verra comment on arrive à conjuguer les disponibilités !

Un clip sur Narconaut est déjà sorti. Y a-t-il d’autres choses à venir pour soutenir l’EP ?

Oui le clip est réalisé par notre pote Gom Pilote (aussi guitariste dans le groupe post-punk UNSPKBLE). Les captations ont été faites à l’arrache mais il a fait un boulot de titan chez lui. Et on le remerciera jamais assez !

Le Split sort sur le continent américain le 25 février donc c’est pas impossible qu’on fasse une autre vidéo pour la cover de Morbid Angel…mais à vrai dire on y a pas encore réfléchi.

Quels sont les prochains concerts de Verdun ? 

Pour l’instant quelques dates en mars, notamment le Outbreak Fest à Blois en compagnie de Lofofora, Stake et Beyond The Styx. Après comme je t’ai dit, c’est pas non plus notre priorité.

2021 a été très riche en sorties d’albums. Quel serait ton album de l’année ?

Bizarrement j’ai pas écouté des masses de musique cette année… Mais quelques uns ont tournés en boucles notamment le TURNSTILE, KING WOMAN, QUICKSAND, FUNERAL MIST, LOW, MASTODON et d’autres que j’oublie..

Merci pour tes réponses et à bientôt au détour d’un concert !

Merci à toi !

Thomas Riquet

Thomas Riquet

Passionné de cultures alternatives, Thomas dirige eMaginarock depuis 2008. Editeur, photographe, anthologiste, graphiste... ses casquettes ont été nombreuses dans sa vie, un peu comme un chapelier fou, mais avec toujours une ligne directrice qui s'est dégagée : faire découvrir les univers qu'il aime aux autres.

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