La rentrée littéraire de l’Atalante

La rentrée littéraire 2022 arrive à très grands pas et au cours de l’été nous allons vous parler des nouveautés des éditeurs, de ces petites pépites qu’ils nous préparent depuis des mois pour notre plus grand plaisir littéraire. Aujourd’hui Mirelle Rivalland, directrice littéraire chez L’Atalante a accepté de répondre à nos deux questions. Découvrez donc leurs futures nouveautés, cela donne envie d’y plonger !

Quelles sont les sorties que vous avez prévues pour votre maison pour la rentrée littéraire 2022 ? Des coups de cœur en particulier ?

Trois sorties et trois coups de cœur ! Le Psaume pour les recyclés sauvages de Becky Chambers a contrario du pessimisme ambiant, souffle l’apaisement sur notre condition humaine, Composite d’Olivier Paquet dissèque de façon quasi horlogère l’emprise des IA sur notre quotidien et Les Jumeaux du paradoxe de Joshua Chaplinsky sera un régal pour les amateurs d’ovnis littéraires.

La rentrée littéraire est souvent vue comme un grand moment de l’année pour les maisons d’édition, mais dans le même temps les étals des libraires sont encombrés, et les livres peinent à être vus. Ne vaudrait-il pas mieux, pour l’imaginaire, se sélectionner un autre moment dans l’année ?

Très juste : à la rentrée, c’est la littérature dite blanche qui est couronnée ; avant Noël, ce sont les beaux-livres qui sont mis en avant ; avant l’été, les sélections poche fleurissent.

Dans les années 1990, le public des littératures de l’imaginaire était tellement ciblé, que tous les mois étaient « bons » pour en publier. Il n’y avait, en fait, aucun résultat à attendre d’une quelconque promotion pour ce genre mésestimé par une partie des libraires et de la majorité des médias, ce qui n’est plus le cas maintenant.

À partir des années 2000, le début de l’année civile nous a paru opportun pour nous faire valoir, puis cette période a aussi été investie par l’ensemble des éditeurs français, en particulier le roman noir et le polar, au point qu’on parle désormais de « la rentrée de janvier ».

Ce que le polar a réussi à la fin du XXe siècle, nous sommes peut-être en train de le vivre : l’absorption de l’imaginaire par le mainstream. Car, désormais, nous nous coulons dans le sillage des autres et prenons le risque de nous nous trouver au coude à coude avec les textes de la littérature blanche, noire. Peut-être y apporterons-nous la couleur ?

Thomas Riquet

Thomas Riquet

Passionné de cultures alternatives, Thomas dirige eMaginarock depuis 2008. Editeur, photographe, anthologiste, graphiste... ses casquettes ont été nombreuses dans sa vie, un peu comme un chapelier fou, mais avec toujours une ligne directrice qui s'est dégagée : faire découvrir les univers qu'il aime aux autres.

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