Parmi les jeux ayant fait parler d’eux au cours de ces derniers mois, les Ruines perdues de Narak est en bonne position. Affublé de nombreux qualificatifs tous plus élogieux les uns que les autres, il me fallait voir ce dont il retournait.

Donc, Narak, buzz ou vrai bon jeu ?

 

Le plateau est grand, coloré, agréable et lisible. Par contre, il faut une table conséquente :)

Les légendaires Ruines perdues de Narak font rêver tous les archéologues dignes de ce nom. Leur possible découverte récente a ouvert la course entre les plus hardis d’entre eux. En effet, ici, outre la difficulté d’accès, ces ruines sont réputées dangereuses et fort bien protégées. Il ne va pas falloir se louper…

Chaque jouer (de 1 à 4) incarne donc un explorateur qui vient de s’installer au pied du site archéologique de cette prétendue Narak. Au cours des cinq tours que comporte la partie, chacun va tenter d’aller le plus loin possible dans leur exploration et d’en repartir, vivant, et avec plus de trophées que ces concurrents.

Du matériel

Rien à redire, c’est beau et pléthorique. Magnifique plateau principal, cartes solides, mepples en bois et éléments en plastique joliment sculptés. Un sans faute.

5 tours ! (seulement)

C’est en effet du temps dont chacun va disposer pour aller explorer ces fameuses Ruines. Et bien, je vais vous l’avouer : c’est bien peu !

Parce qu’il y en a des choses à accomplir. D’autant que, en début de partie, vos ressources sont des plus minimes… Et qu’il va falloir optimiser chacune de vos actions si vous voulez espérer être le premier à découvrir tous les trésors que recèlent ces ruines…

Quand on s’aventure en terres inconnues, il faut être pret à en payer le prix !

Les ressources, justement, on les gagne en se rendant sur différents sites. Et pour se rendre sur ces sites, il faut y envoyer vos Archéologues (2 chacun). Mais plus les sites sont éloignés, plus le moyen de locomotion à employer est compliqué à trouver. Pour tout cela, il y a les cartes équipement (à acheter). Mais un bon équipement coûte cher… Et pour trouver  de l’argent, il faut aller explorer les sites les plus éloignés… Vous voyez les nœuds au cerveau :D ?

Et c’est bien là que se révèle le côté « expert » du jeu. Une simplicité de mécaniques associée à de très nombreuses possibilités à chaque tour de jeu.

D’autant qu’outre l’équipement à acheter et les bons moyens de locomotion à se procurer, il faut aller fouiller les sites inconnus, riches en ressources et autres points de victoire. Mais attention, les sites, même s’ils sont généreux en récompenses, sont gardés. Et pour vaincre un gardien – et donc récupérer les points de victoire correspondants, il faudra posséder les bonnes ressources afin de satisfaire le gardien.

Ressources –> exploration –> moyens de locomotion –> équipement –> argent –> exploration… etc :)

Et ce n’est pas tout !

Il y a un peu plus, je vous le met quand même ?

Une bonne boisson, un bon jeu… Quoi de mieux pour un après-midi tranquille ?

Au cours de ces 5 tours, vous pouvez également effectuer des recherches… Ces recherches ? Elles vont vous rapporter des récompenses, des points de victoire et des assistants (ô combien précieux). Mais pour tout ça, évidemment, il faut des ressources (sinon, ça ne serait pas drôle ^^).

Ce qui veut dire qu’il va vous falloir encore plus jongler avec vos ressources et vos actions. D’autant que la recherche, eh bien, c’est très rémunérateur en points de victoire.

C’est bien pour ça que je dis que 5 tours, ce n’est vraiment pas beaucoup. C’est totalement volontaire – en plus cela permet d’éviter des parties trop longues, et ça oblige à bien se creuser les méninges.

Je n’aborde pas toutes les – autres – subtilités du jeu (elles sont nombreuses et ajoutent encore du piment au jeu), mais sachez qu’aucune partie ne ressemble à une autre. Un peu comme aux échecs, il y a moyen d’adopter de nombreuses tactiques différentes pour parvenir à ses fins. De quoi multiplier les heures de jeu.

Enfin, le nombre de joueur change lui aussi la donne (je vous laisse découvrir par vous-même le pourquoi du comment !)

Les Ruines perdues de Narak n’est PAS un bon jeu. Il s’agit d’un EXCELLENT jeu. Le côté expert se ressent facilement. C’est autant simple d’assimilation que complexe à optimiser par la multitude de possibilités.

Un grand bravo à IELLO pour ce choix de localisation !

 

Philippe Pinon

Philippe Pinon

Trublion de presque 50 balais, touche à tout, autodidacte, tête de cochon. Après plus de 20 ans à effectuer un travail décérébrant, change de voie. Scribouillard, « traductier de l'impossible », il devient même éditeur (OVNI) en 2015 où il édite, accompagné de son associée et conjointe, romans et JdR. Mais ce qui le définit le mieux, c'est quand même le terme de "Gros Connard" (au grand cœur, malgré tout, pour ceux qui prennent le temps de fouiller au delà des apparences).

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