Les mémoires de Vanitas S1 EP 1 à 5 – Tomoyuki Itamura

Les + :

  • MAGNIFIQUE !
  • très bons personnages
  • approche originale du vampire
  • belle ambiance

Fin du XIXème siècle. Paris est en plein émoi à la suite d’attaques répétées de vampires. Pourtant, la règle d’or de leur communauté est de ne pas s’en prendre aux humains ! Un mal mystérieux semble ronger ces créatures immortelles… C’est en cette période troublée que Noé arrive dans la capitale. Né suceur de sang, il suit la trace du grimoire de Vanitas, artefact légendaire craint de tous les vampires. On dit qu’il permet à son détenteur d’interférer avec ce qu’il y a de plus sacré pour eux : le nom véritable, symbole même de leur vie. Le modifier peut les rendre fous, voire les anéantir. À bord de l’énorme vaisseau flottant sur lequel il a embarqué, Noé fait la connaissance d’un humain qui se prénomme…Vanitas ! Devant un Noé bouche bée, il dégaine le fameux grimoire et assure pouvoir guérir les vampires malades qu’on appelle des Maudits. 

Ca faisait longtemps que je n’avais pas regardé une série sur les vampires, que ce soit en live ou en animation. Et bien, ces cinq premiers épisodes m’ont donné envie de m’y remettre !

Attention, il ne faut pas s’attendre à être conquis immédiatement. Il m’a fallu attendre l’épisode 4 pour être vraiment à fond, mais ça vaut le coup de patienter, car Les mémoires de Vanitas est une série divinement belle. On ne peut en effet rien dire sur les visuels et l’animation particulièrement léchée. On est plongé en plein cœur du 19ème siècle dans un Paris (très !) fantasmé avec une ambiance steampunk et romantique parfaitement maîtrisée : dirigeables, salons, jardins fleuris, bals masqués, robes tourbillonnantes… C’est très, très beau !

Mais ce n’est pas uniquement beau. C’est aussi très bien écrit et chaque épisode apporte son lot d’émotions. Le ton romantique est parfaitement dosé ainsi que l’humour malgré les côtés “too much” des expressions lorsque les personnages rient ou pleurent.

C’est toujours très poétique avec beaucoup d’effets de styles qui marchent vraiment bien.

Ces effets romantiques et comiques sont contrebalancés par une histoire très sombre et des passages souvent cruels. Et c’est ainsi que l’on découvre un autre aspect de la série : l’horreur. Certains passages (on pense aux Charlatans) sont particulièrement creepy et on se rend compte que l’intrigue n’est pas si amusante que ça.

Je ne saurais l’expliquer, mais le mélange de tous ces éléments (steampunk, romantisme, humour et horreur) donne un ton très particulier à cette série finalement plutôt originale malgré la figure du vampire maintes fois scénarisée. Il y a quelque chose de très juste dans la façon dont est traité la créature tout en n’oubliant pas de proposer un joli “fan service” pour les passionnés de la Belle Epoque.

Pour que cela fonctionne, il fallait de bons personnages, car une animation léchée et des designs soignés ne suffisent pas à créer une bonne série. C’est aussi le cas avec Vanitas. Pour l’instant, trois personnages sortent du lot dont les deux personnages principaux : Noé, Vanitas et Jeanne.

Noé Archiviste est un vampire capable de lire le passé des gens lorsqu’il boit leur sang. Il est envoyé à la recherche du grimoire de Vanitas qui se trouverait à Paris. Ce-dit livre serait un grimoire maudit mentionné dans un conte, “Le Vampire de la Lune Bleue” et appartiendrait à Vanitas, un vampire haï par ses semblables, né un jour de Pleine Lune Bleue, symbole de malheur. Si de prime abord il paraît un peu naïf, il ne faut pas se fier aux apparences : Noé est un combattant hors pair, mais surtout une sorte de héros qui tente de contenter tout le monde. Dans l’épisode 5, on en apprend un peu plus sur son enfance et sur un traumatisme qui le pousse à tenter de sauver les Maudits.

Vanitas est un humain capable de soigner les vampires avec le fameux grimoire que lui aurait légué le vampire de la Lune Bleue. Il souhaite sauver les vampires pour qu’ils cohabitent paisiblement avec les humains comme c’était le cas avant. Ses motivations et ses origines restent pour l’instant floues, mais le personnage est tout simplement génial ! Parfois complètement fou, parfois très drôle, puis soudain sérieux et touchant, c’est un personnage très charismatique (et parfaitement doublé en japonais) qu’on a envie de suivre.

Enfin, Jeanne, vampire de son état, n’est pour l’instant pas très présente, mais son entrée fracassante (épisode 2) et la réaction de Vanitas donne envie de mieux découvrir ce personnage. Bourreau pendant la Grande Guerre (qui opposa vampires et humains), Jeanne est la terreur de tous les vampires, mais elle semble souffrir d’une malédiction que Vanitas voudrait lever… On appréciera le costume de la demoiselle, savant mélange de mécha et de costume victorien !

Soulignons enfin la très belle bande-son de Yuki Kajiura qui n’est pas étrangère à une production musicale de qualité : on pense notamment à Chrno Crusade (2004), Mai-HIME (2005) ou encore la très sous-estimée Elemental Gerad (2005).

CONCLUSION

Les mémoires de Vanitas commence vraiment très bien. On est complètement happé par la beauté de cette série et par ses éclats horrifiques qui viennent ponctuer une ambiance jouissive romantique et steampunk.

A suivre…

Disponible sur Crunchyroll : https://www.crunchyroll.com/fr/the-case-study-of-vanitas 

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