Revelations of Oblivion – Possessed

« – Quoi ?! Tu ne connais pas Possessed ? Mais si ! En fait c’est pareil que Death, mais en fait pas vraiment, et puis en vrai, ce sont eux qui sont à l’origine du death ! Et puis tu savais que le chanteur Jeff Becera s’est fait tirer dessus justement pour avoir créé Possessed ? »

J’ai découvert Possessed il y a maintenant 2 ans, lors de leur prestation au Métal Méan 2017. Ce groupe, si culte, que je ne connaissais pas avant, a pu me mettre en position de faiblesse lors de concours de qui a la plus grosse (culture), sport tant aimé de notre chère communauté. Bon, en toute vérité, je m’en fou un peu des légendes de ce genre, on n’est pas dans le black des années 90, donc les histoires sont de toutes façons moins stylées, place à la musique.

L’album commence avec une introduction assez classique. Des cloches qui sonnent, des voix qui chantent quelque chose où on peut entendre Satan par ci par là, pas de quoi casser trois pattes à un canard, on l’a déjà entendu. Puis soudain, No More Room in Hell commence, et me fait tout de suite me taire. Cette production de ouf ! Le son est extrêmement propre, on est capable de distinguer chaque instrument séparément. Putain, qu’est-ce qu’il est bon d’entendre du bon vieux Death old school avec les moyens d’aujourd’hui ! J’en ai frissonné immédiatement.

Les chansons s’enchaînent, c’est rapide, c’est puissant, c’est lourd, parfois tout à la fois. J’hésite parfois entre avoir peur lorsque je passe sur Omen (ça sonne quand même bien « evil » tout ça) et headbanger comme un petit Dogue pendulaire sur LA MÊME CHANSON (quand je vous dis qu’on peut tout avoir à la fois !). Des petits solos super bien placés, Daniel Gonzalez et Mike Pardi font clairement l’affaire. La voix de Jeff Becera est parfaite, au bon endroit au bon moment. J’ai l’impression de voir le petit esprit Thrasher de mon épaule droite embrasser celui du death de mon épaule gauche.

Tâchons d’être objectif, essayons de trouver aussi des choses négatives à dire. Peut-être la durée ? Non, ça sent le faux défaut à plein nez, comme si j’étais à mon tout premier entretien d’embauche. « Moi, je suis perfectionniste m’voyez ». Mais merde, cette fois c’est vrai ! Ça passe BEAUCOUP trop vite malgré les presque 1h de musique !

L’album continue et me rappelle à la réalité, sans même que je m’en rende compte, Temple of Samael vient de se terminer, petite outro accoustique qui se termine sur un bruit lointain qui s’estompe au fur et à mesure du temps. C’est ce genre d’outro où tu ne te rends compte que l’album est terminé que quelques instants après la fin, quand ça commence à faire un moment que tu es dans le silence et que tes esprits te reviennent d’un coup. C’est dans ce genre de moments que je me rends compte que j’ai passé un très bon moment, que je me suis vraiment déconnecté.

Et je repense maintenant à ce qu’on me disait à l’époque où je n’étais qu’un jeune metalhead innocent.

« Quoi ? Je ne connais pas Possessed ? Mais si ! C’est comme Death mais en fait pas vraiment. »

Quelle erreur de ma part d’être passé à côté d’un tel groupe, et qui plus est, capable de surprendre encore aujourd’hui !

Possessed
Revelations of Oblivion
2019

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