Front Mission – Dog Life & Dog Style 09 – Yasuo Otagaki et C.H.Line

otagakichlinefrontmission09Après avoir neutralisé Walk on Fire et March for Freedom, l’équipe de Kaï intercepte un convoi d’armes et de munitions USN. Ainsi équipés pour la suite des opérations, les pilotes atteignent enfin l’ex-camp de prisonniers de Beauregard. Le bâtiment, désormais à l’abandon, mène en réalité à la véritable cible du commando : le QG des forces USN de Peseta !
Mais même si la mission semble toucher à son terme, il reste un dernier obstacle, et non des moindres : Queen of Madness, remis en état et amélioré par ses concepteurs, les attend au bout du chemin.

Cette fois-ci, on ne pourra pas m’accuser de spoiler car c’est la quatrième de couverture qui est reprise dans son intégralité ci-dessus. Que pourrais-je ajouter de plus ? Si ce n’est que le combat fratricide va à nouveau être engagé. Iront-ils jusqu’au bout pour permettre à leur camp respectif de vaincre ? Il faut rappeler que le frère de Kaï n’est plus qu’un pantin dont les forces USN ont manipulé l’esprit. Ce cas de conscience va voir sa conclusion s’avancer. Enfin, ai-je envie d’ajouter, tant cette histoire devient longue et répétitive.

Certes, les dessins de C.H. Line sont toujours aussi précis, mais on ressent l’essoufflement du scénario de Yasuo Otagaki qui porte cette histoire à bout de bras depuis quelques volumes. Heureusement, la fin de cette série est annoncée pour le prochain volume. Nous verrons une fois encore des humains se faire hacher menu par des rafales d’armes automatiques. Et les graphismes ne nous épargneront rien de ces scènes sordides. La guerre n’est jamais propre, ses justifications sont-elles jamais légitimes ? Nous verrons bien quelle conclusion nous sera proposée le 22 août prochain pour la sortie du dixième et dernier volume de cette série.

Front Mission – Dog Life & Dog Style 09
Yasuo Otagaki et C.H.Line
Traduction : David Le Quéré
Ki-oon
2013

7,65 €

Chris

Chris a toujours apprécié les littératures de l’imaginaire, mais il lit également d’autres genres pour son plus grand plaisir. Il préfère le terme de critique à celui de chronique qui lui semble toujours trop consensuel. Non qu’il dise systématiquement du mal des auteurs, mais quand il tient une bonne daube ou une resucée maladroite alors il laisse la plume glisser dans de bien sombres humeurs. Comme tout lecteur passionné – ça lui arrive parfois – il n’aime rien tant que de devenir festivalier et d’aller à la rencontre des auteurs. Chris participe de temps à autre à des appels à texte et s’intéresse depuis peu à la photographie, histoire d’apprendre à cerner l’essentiel d’une situation comme d’un lieu. Enfin, il aime plus que tout le transgenre et espère avec une certaine impatience pouvoir être à l’origine de la découverte d’un auteur qui aurait l’audace d’écrire un roman policier avec des sorcières, des mutants et bien entendu quelques créatures extraterrestres aux mœurs exotiques, à défaut d’être douteuses.

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