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Master of Light – Freedom Call

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Me voici en tête-à-tête avec Master of light, le neuvième album studio de Freedom Call, digne successeur de Beyond, sorti en 2014. Souvent critiqués sur le fait de reproduire leurs compos à l’identique – ou presque – d’un album à l’autre, nos braves germaniques nous reviennent cette année avec 12 titres Power énergiques qui pourront largement ravir les plus fidèles d’entre vous.

On retrouve une intro Power-Speed dès les premières notes de Metal is for everyone, suivies de riffs puissants accompagnés d’une ligne de chant entraînante, puis des rythmiques maitrisées soutenues par des chœurs et un refrain bien placés. On arrive d’ores et déjà sur un terrain conquis à l’approche de Hammer of the gods. Et d’ailleurs, rien ne change vraiment depuis Fairyland (1999), à l’instar d’Angra ou d’Edguy, des copains de longue date du quartet, qui ne cessent d’évoluer musicalement au fil des années, pour le bonheur des uns ou le malheur des autres.

Le combo teuton reste dans son confortable Power Sympho, style désormais adopté depuis bientôt deux décennies, et ce n’est pas déplaisant pour autant. Au contraire, la production est d’excellente qualité et les mélodies proposées sont très nettement réussies. Les changements de rythmiques sur A world beyond cassent un peu la classique balade Sympho laissant libre court à des rythmiques entrainantes et variées, tandis que Master of Light propose une entrée en la matière assez calme, avec une ligne de chant claire qui s’efface de temps à autres pour laisser place à des chœurs puissants. Kings rise and fall propose à nouveau une atmosphère Sympho très rythmées, mettant cette fois-ci en valeur la puissance vocale de Chris Bay, à contrario de ce qu’on a pu entendre précédemment, dans A world beyond par exemple. Le titre suivant, Cradle of Angels possède une rythmique plus lente et les guitares crachent des solos Heavy à défriser les licornes. Sans transition nous continuons tranquillement notre petite balade avec Emerald Skies qui, malgré ses riffs tranchants et ses rythmiques percutantes, passe malheureusement un peu inaperçu dans la tracklist. C’est alors que des riffs énergiques envahissent Hail the Legend et apportent davantage cette notion de Speed Metal, bien que déjà présente sur les autres morceaux de l’album. Certaines parties de Rock the Nation me rappellent étrangement d’anciens morceaux des albums précédents, recomposés ici pour n’en faire qu’un. Ceci étant dit l’option récup’ semble porter ses fruits sous ses allures d’hymne Heavy Power jovial.

Les morceaux Ghost ballets, Riders in the sky et High up sont accrocheurs, les riffs puissants et les chœurs entrainants, à travers lesquels on ressent la bonne humeur du groupe qui semble éclater à chaque nouvel album. Leur réputation de Happy Heavy Band n’est plus à faire et ils nous le prouvent une fois encore.

La bande de Chris Bay est de retour avec un album relativement classique pour ce genre. Il subsiste une fois encore ce risque de tourner en rond continuellement. Chose que j’ai fini par faire ces dernières années, inconsciemment, avec ce groupe. Malgré ce petit bémol, je reste tout de même assez satisfaite de retrouver la griffe Power de Freedom Call sur cette production car ils arrivent à maintenir un niveau de qualité relativement acceptable, avec une tracklist cohérente et sans temps morts, pour ne pas lasser les fans.

Master of light
Freedom Call
Steamhammer/SPV
2016

About Izzy

C’est l’histoire d’une fille qui n’a pas toute sa tête et qui n’est pas toute seule dedans d’ailleurs… Passionnée d’arts graphiques et de littérature fantastique, issue de diverses formations artistiques et amoureuse de la musique depuis belle lurette, elle cherche à faire partager ses passions à travers des productions de concerts. C’est ainsi qu’en 2012 elle crée une association de production de concerts indépendante sur la capitale, Extrême Factory. En parallèle, elle est chroniqueuse pour différents webzines musicaux et commence ainsi une carrière de schizophrène mélomane.

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