Home / Musique / Métal / Atlas Pain – What The Oak Left

Atlas Pain – What The Oak Left

Atlas Pain nous vient d’Italie et œuvre dans un pagan folk accrocheur, qui allie des éléments extrêmes, notamment dans le chant, et des lignes de guitares très mélodiques. Au cœur de ce creuset plutôt novateur, l’auditeur peut y déceler des envolées pagan sur Ironforged, des influences thrash comme sur Bloodstained Sun, et son rythme syncopé, mais aussi des plages plus calmes : toute la première partie de Till Dawn Comes qui s’accélère ensuite pour offrir une ambiance rétro-futuriste qu’exprime parfaitement les costumes steampunks du groupe. Enfin, un groupe pagan qui ne porte ni kilt ni tenues vikings. Ça nous change !

Car Atlas Pain ne fait rien comme tout le monde. Si le chant pagan donne à leur musique une puissance indéniable, les Italiens aiment jouer avec les contrastes, en développant des riffs et des nappes de claviers plus proches d’Alestorm : The Storm au refrain fédérateur, nous prouvant qu’il est encore possible d’innover dans le genre, ou en nous entraînant dans un pub pour hurler à tue-tête To The Moon. Il se dégage d’ailleurs une joie de jouer sur cet album qui fait plaisir à entendre dans notre époque un peu morose. The Counter Dance en apporte une indéniable preuve avec ce riff entraînant qui ponctue, à la manière d’un refrain, toute cette chanson très celtique. Une vraie réussite, comme tout l’album, d’ailleurs. On imagine l’ambiance que cela peut donner en concert.

Cette dominante folk n’est pas sans rappeler ce qu’avait fait Gary Moore à une époque, voire Thin Lizzy, mais avec ce côté extrême d’un Wintersun qui donne à Atlas Pain une incontestable originalité. On peut d’ailleurs saluer le travail des guitaristes, mais également les arrangements (écoutez Annwn’s Gate pour comprendre) et la production de Fabrizio Romani qui offre un magnifique écrin à ce premier album. A noter, la très belle pochette qui traduit parfaitement les deux pôles de ce groupe, et qui ne catalogue pas du tout Atlas Pain, un peu à la manière de celles des premiers Sonata Arctica.

Pour un premier album, Atlas Pain réussit un coup de maître, capable de plaire aux fans d’Ensiferum et Alestorm, et même de ramener dans le giron du metal extrême des amateurs de heavy mélodique que les growls ne rebutent pas. D’autant que les chœurs adoucissent l’ensemble et que l’humour disséminé tout au long de ces dix titres allègent l’ensemble.

Atlas Pain
What The Oak Left
Scarlet Records
2017

About Denis

Check Also

The 13th Hour – Onirik Illusion

  Quelques années après leur démo éponyme Onirik Illusion (sortie en 2008), le sextet parisien revient …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *