Alors que la scène Metal ainsi que toute la culture en général se remettent à vibrer après tant de mois d’immobilité, la Machine du Moulin Rouge accueille un des tout premiers concerts depuis la levée des restrictions sanitaires quelques jours plus tôt. Et quel concert !

Lorsque les polonais de Vader entrent en scène, ils font face à une fosse un peu clairsemée mais ça n’empêche pas la formation de Piotr Wiwczarek d’entamer un concert qui aurait tout aussi bien retourné une salle comble. Démarrant par le classique “Dark Age” qui fêtera ses 30 ans en 2023, la setlist du soir est tournée vers le passé du groupe avec plus de la moitié des morceaux issus des 5 premiers albums venus de 1993 à 2002. Le dernier en date “Solitude in Madness” n’est quant à lui représenté que par deux morceaux. Mon album préféré “Necropolis” est un tout petit peu présent grâce à quelques secondes de l’intro de “The Seal” qui servent de transition.

Le public profite bien de ce défouloir de qualité même si un créneau d’une heure est définitivement trop court pour un groupe comme Vader dont la discographie permettrait de faire au moins le double en grapillant un peu partout dans leurs quarante ans d’existence.

 

 

Plus le moment de la tête d’affiche s’approche, plus le public avance dans la fosse, délaissant les marches pour venir se compacter au plus près de la scène.

Après une pause relativement longue pendant laquelle les machines à fumée n’ont pas chômé, les membres de Marduk prennent possession du brouillard. Sans surprise, les Suédois entament brutalement, déclenchant dès le début du set de bons pogos dans le public resserré qui n’attendait que ça. Le rouleau compresseur est lourd et puissant, et surtout ne s’arrête pas de faire vibrer la Machine un seul instant. La salle est pleine à craquer, ceux qui ont avancé dans la fosse ayant été remplacés par au moins autant de spectateurs. Personnellement je regrette une surabondance de fumée qui comme souvent dans le Black empêche de profiter pleinement de la scène dès qu’on s’en éloigne un peu mais ça n’empêche pas le groupe de nous envoyer des pains monumentaux comme ils savent bien le faire.

 

Marduk est tout comme Vader juste avant l’un de ces groupes qui réunit un public intergénérationnel. C’est un réel plaisir de retrouver cette ambiance des concerts de metal. Merci à Garmonbozia pour cette excellente soirée !

Nicolas Chaigneau

Nicolas Chaigneau

Rentré dans la photo par le monde de l'animalier, je me suis vite intéressé aux bêtes de scène. Mon plaisir : capter l'ambiance d'un concert depuis le point de vue du public, ou mieux, de juste au dessus pendant un slam muni de mon appareil photo.

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