Groupe de metalcore anglais, Malevolence se fait plutôt rare sur les étals des disquaires. Mais 2022 voit la sortie de leur nouvel album, Malicious Intent. Et douze ans après leur apparition le combo en a encore clairement sous le pied, proposant une galette efficace et prenante.

Dès les premiers riffs de Malicious Intent on sent que les anglais ne sont pas là pour coudre des boutons. Les guitares sont lourdes, le chant de Alex Taylor vient se poser dessus tandis que la batterie bat la mesure avec talent. L’enchaînement avec Life Sentence ne laisse aucune pause à l’auditeur qui va ensuite devoir assumer de se prendre une nouvelle claque derrière les oreilles. Le groupe mêle à merveille la violence du hardcore avec les mélodies et la puissance. Cette alchimie totale donne un bel aperçu de ce que le groupe va nous proposer ensuite.

Et le reste de l’album est à l’avenant : dix pistes d’excellente qualité, avec des guitares parfaitement gérées, et une batterie au taquet. Une ballade metalcore comme Higher Place est un petit bijou proposant un mélange de mélancolie et de puissance. Le groupe s’offre également des featurings de qualité, avec notamment Matt K. Heafy, le chanteur de Trivium, sur Salvation, ou encore Matt Honeycutt de Kublai Kahn sur Above All Else. Deux ajouts à la musique du groupe qui passe très très bien à l’oreille. Armageddon qui conclue l’album est un sympathique condensé de tout ce que le groupe nous a proposé jusque là : une mélodie entêtante, un chant guttural impeccable, une batterie puissante. Mélangez bien le tout et vous obtenez une chanson parfaite et un excellent album !

Avec ce nouvel album je découvre, et adore, Malevolence. Ils savent manier leurs guitares avec talent et prouvent que les allemands n’ont pas le monopole de l’excellent metalcore. Malicous Intent est un bel exemple de ce que le metalcore européen a encore à nous proposer : des mélodies prenantes, un chant et une batterie puissants. Autant d’éléments qui font une alchimie de la réussite pour les anglais de Malevolence, pour mon plus grand plaisir auditif.

Thomas Riquet

Thomas Riquet

Passionné de cultures alternatives, Thomas dirige eMaginarock depuis 2008. Editeur, photographe, anthologiste, graphiste... ses casquettes ont été nombreuses dans sa vie, un peu comme un chapelier fou, mais avec toujours une ligne directrice qui s'est dégagée : faire découvrir les univers qu'il aime aux autres.

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