Un roman de fantasy original et haletant, dans la digne lignée de La Moïra !

Après La Moïra…
Traqué par d’impitoyables guerriers qui ont brûlé son village et tué tous les siens, Bohem est contraint de fuir. Il ignore pourquoi les milices du Christ sont après lui, mais son lien avec les Brumes, ces créatures merveilleuses, n’y est peut-être pas étranger. Ainsi commence pour le jeune homme un périple à la rencontre de lui-même sur les routes de Gallica, une France de légendes qui ne fut jamais…

J’avais adoré La Moïra : Gallica ne m’a pas déçue !

Il m’a fallu quelques chapitres avant de faire véritablement la connexion avec La Moïra, car l’auteur sait ménager le suspense. Mais les liens entre les deux histoires sont bien présents, et l’une comme l’autre prennent place dans le même monde alternatif. Un vrai plaisir pour ceux qui ont apprécié la première saga !

Après nous avoir embarqués dans une Irlande imaginaire peuplée de druides et de magie, l’auteur revisite donc la France dans les codes de la fantasy. Nous voici partis pour un tour de Gaule riche en découvertes et en aventures. Les descriptions des paysages et des villes de Gallica sont imprégnées de l’histoire de France. L’ensemble est teinté de la philosophie des Compagnons du Devoir, que l’auteur nous présente en filigrane tout au long du roman. Ces détails confèrent à l’ensemble un aspect très réaliste que j’ai beaucoup apprécié.

Les personnages de Gallica sont tous très attachants. Si certains d’entre eux sont inédits à l’histoire (et notamment le héros Bohem), d’autres font la transition entre les deux œuvres. C’est notamment le cas de l’inénarrable Mjoln, qui accompagnait déjà Aléa dans La Moïra, et trouve ici une place tout aussi importante.

L’aspect romanesque est toujours très présent. Les personnages basculent d’aventures en aventures, de rencontres en découverte. Le rythme ne s’essouffle pas : Gallica est une œuvre que j’ai lue avec beaucoup de facilité. La plume de l’auteur est accessible, sans pour autant tomber dans les évidences stylistiques, un aspect très appréciable.

On y retrouve également une certaine réflexion sur notre rapport à la nature. Bohem se donne pour mission de sauver les brumes, des créatures chassées, exhibées en trophées ou rejetées par la religion, que la haine des hommes voue à l’extinction. Difficile de ne pas faire un parallèle avec notre rapport actuel au vivant.

J’ai donc beaucoup aimé Gallica, tant pour son ancrage dans l’univers de la Moïra que pour les nouveautés qu’il propose.

NokomisM

NokomisM

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