Stinky, combo Hardcore mélodique nantais qu’on ne présente plus, est de retour avec Of Lost Things, son 3ème album, dont la sortie a été décalée en raison des évènements fâcheux de ce début d’année.

Depuis sa création, le groupe enchaîne les dates, tournées et festivals en France et en Europe, jusqu’à enflammer la célèbre Warzone du Hellfest en 2019.

La légende raconte que le 3ème album représente un cap pas forcément aisé à franchir dans la carrière d’un groupe.

Qu’en est-il pour Stinky ?

Une chose est sûre, les nantais vont à l’essentiel, misant sur une efficacité à toute épreuve et une maîtrise de la mélodie qui s’insinue dans ton crâne et dont tu ne te déferas pas si facilement.

Revival Fire ouvre cet album et donne le ton sur un rythme soutenu, musicalement très typé « Punk à roulettes », dans la veine d’un Millencolin ou d’un Lagwagon, sur lequel la voix reconnaissable de Claire (ex Ellipse) apporte une hargne plus typiquement Hardcore.

Si ses mots sont poison [sic], le ton est ici chargé d’espoir, ode à la reconstruction personnelle.

Un optimisme teinté d’une certaine nostalgie que l’on retrouvera sur l’ensemble de l’album, à travers des textes que l’on sent introspectifs mais à vocation universelle.

Globalement, Of Lost Things s’inscrit dans un style Hardcore mélodique somme toute assez classique, mais il se démarque néanmoins par un sens aigu de la mélodie qui fait mouche.

Les codes sont respectés, entre grosses cavalcades (Revival Fire, Lame Heart, Mind Trapped), two-step redoutables (Revival Fire, Nosedive, Struggle) et passages plus axés bagarre (les breaks de Lame Heart et Mind Trapped, le bien nommé Struggle).

Le combo fait également la part belle à des refrains et passages chantés fédérateurs (Revival Fire, Distance, Unloving) que l’on s’imagine déjà reprendre en chœur depuis le pit.

Plus Metal dans l’approche, les titres Strangers With Familiar Faces et Spring Letter (je n’ai malgré tout pas pu m’empêcher de sourire face à l’ironie involontaire de ce « Should I wear a mask to please you? » on ne peut plus actuel…) apportent une touche mélancolique du plus bel effet, avec un excellent travail sur les ambiances et, une fois encore, les mélodies.

http://https://youtu.be/k4j8Qe5z61g

L’album se termine sur une version acoustique guitare/violon/voix surprenante et réussie du titre Rough Diamond, tiré de From Dead-End Street, l’album précédent.

Doté d’une production irréprochable grâce au travail de Brown Bear Recording et Master Lab Systems, Of Lost Things est un album ultra efficace qui fera mosher l’auditeur fan de Millencolin, Comeback Kid ou encore All For Nothing, et de Hardcore de manière générale, de sa piaule jusque dans la fosse.

Notons également le superbe artwork signé Emy Rojas, du collectif Arrache-toi un œil, dont les habitués du Hellfest, entre autres, auront probablement reconnu la patte (pour les autres, je vous invite à découvrir l’univers graphique de ces deux artistes !).

Un album frais, qui file le smile, qui te donne à la fois envie de danser et de tout casser, à écouter sans modération !

 

Julien Dijoux

Julien Dijoux

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