Les allemands de Neaera ne chôment pas et viennent aujourd’hui présenter au public leur septième album depuis 2004, Neaera. Mêlant death mélodique et deathcore, le groupe originaire de Münster propose une musique énergique, prenante et immersive comme on aime !

(Un)drowned fait office d’introduction avec un petit intrumental éthéré très agréable, qui permet d’entrer en douceur dans l’univers que le groupe va nous proposer. Catalyst débute donc vraiment et nous en mets directement plein les oreilles. La batterie est intense, la voix saturée et rauque, les guitares particulièrement techniques. Tout est juste impeccable de bout en bout, j’ai headbangué de la première à la dernière note. False Shepherds est la suite immédiate de la piste précédente, presque trop car on peine à différencier les deux. Toutefois on retrouve la même qualité donc pourquoi s’en faire ? Resurrection of Wrath propose cette fois une rythmique différente, mais toujours aussi technique et rapide. Benjamin Hilleke fait des merveilles vocalement, avec deux niveaux de chant qui envoient l’auditeur en orbite. La ritournelle de guitare est également fort agréable. Carriers débute doucement, avec une guitare très saturée en fond avant que tout ne s’emballe, avec encore plus de rapidité que les pistes précédentes. Le batteur de ce groupe est clairement un athlète de compétition vu comme il doit taper… Rid The Earth Of The Human Virus qui vient ensuite propose un son plus grave, plus intense, avec des guitares lourdes. On sent clairement que le groupe va parler de choses graves. Puis tout s’emballe de nouveau sur les couplets.

Sunset of Mankind reste dans la veine de ce que l’on a écouté avant : du bon death metal comme on aime. L’école allemande se ressent clairement à l’écoute de l’album avec une technicité importante et un son impeccable de bout en bout. Le reste de l’album est à l’avenant. Lifeless se fait plus aérien sur les riffs de guitares, Eruption In Reverse augmente encore la vitesse instrumentale, Torchbearer nous offre des chœurs saturés. Deathless vient conclure le tout avec toujours cette envie de headbanguer de bout en bout.

Cet album de Neaera est bel et bien un pur produit de l’école allemande : du talent, une batterie surpuissante, une production impeccable. À découvrir d’urgence car cet album va vous décalquer les tympans !

Thomas Riquet

Thomas Riquet

Passionné de littératures de l'imaginaire il cherche à faire partager sa passion au plus grand nombre à travers ses chroniques et le site. Depuis 2011 il est également anthologiste et directeur de la collection Reflets d'Ailleurs (Fantasy) des Editions Asgard, sous son vrai nom. Ce faisant il assure également la direction littéraire d'anthologie lorsque tous ses boulots lui en laissent le temps, ce qui arrive trop rarement à son goût..

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