Les gascons de Boisson Divine ont toujours su me séduire avec leur musique, y compris en live lors du PMFF ou encore du Cernunnos Pagan Fest. Proposant un mélange de metal et de folk, le tout chanté en gascon évidemment. Une alchimie qui fonctionne vraiment bien comme va nous le montrer La Halha, leur nouvel album.

Lo pela porc ouvre l’album avec une chanson excessivement festive et dansante, donnant clairement le ton de l’album. On sent clairement que le groupe arrive à une maturité de leur style musical vraiment intéressante : la composition semble plus posée encore, l’exécution impeccable de bout en bout. Et surtout on s’éclate avec l’énergie qui se dégage de chaque seconde de leur musique. Novempopulania emprunte plus au heavy classique avec ces riffs de guitare lourds et prenants, sur lesquels vient se glisser la joie de la cornemuse ou encore la flûte et l’accordéon. Tout cela passe magnifiquement dans les oreilles donnant une dimension de folk épique franchement étonnante. Le son de guitare qui entame Suu camin estelat sent bon le soleil de Gascogne, débute comme une ballade puis s’enflamme peu à peu pour nous proposer de nouveau de danser au rythme de la musique du groupe. C’est énergique, juste excellent de bout en bout, plus folk que metal mais néanmoins totalement jouissif. Premier single dévoilé de cet album, Xivalier de Sentralha est un petit bijou mêlant de manière parfaite le metal que l’on aime avec le folk. De bout en bout on ressent un souffle épique dans cette chanson comme cela est rarement arrivé. Rien à redire, c’est un parfait porte-étendard pour cet album. On enchaîne avec Rei de Sueda, qui débute comme une bonne ballade folk avant que tout ne se réemballe. Le chant d’Adrian se fait plus incisif, tout comme les riffs de guitare ou encore la batterie. Le refrain est juste magnifique avec ce chœur entre chanteur et batteur qui arrive jusqu’à nos oreilles pour les enjôler.

La Siculana commence étrangement, rappelant la polyphonie corse, avant que l’énergie diffusée par le groupe via ses instruments ne vienne reprendre le dessus. De nouveau on danse avec joie sur leur son. Abelion ne rompt pas avec les bonnes habitudes : un titre rapide allègre, et prenant. Ça fonctionne fabuleusement bien de bout en bout. Un darrer cop vient en contrepoint proposer en introduction un chant simple, avant que la ballade ne vienne prendre un peu d’ampleur musicale. Bien belle piste. Libertat, comme son nom l’indique, se veut un hymne à la liberté, à la joie et à la fête. Et la musique rend parfaitement cette ambiance joyeuse, notamment le refrain. On arrive déjà à la fin de l’album avec Milharis. Malgré la tristesse de ce fait le groupe nous propose une piste de dix minutes, débutant avec un violon avant que tous les instruments ne se mêlent à la fête pour notre plus grand plaisir. Un condensé de ce que groupe fait de meilleur.

La Halha est l’album de la maturité pour Boisson Divine qui nous propose un album d’une grande qualité : dansant, épique, jouissif. Je ne peux qu’en conseiller l’écoute, de danser dessus, de vous amuser et d’aimer la vie, c’est clairement ce que ce disque inspire donc laissons-nous faire !

Thomas Riquet

Thomas Riquet

Passionné de littératures de l'imaginaire il cherche à faire partager sa passion au plus grand nombre à travers ses chroniques et le site. Depuis 2011 il est également anthologiste et directeur de la collection Reflets d'Ailleurs (Fantasy) des Editions Asgard, sous son vrai nom. Ce faisant il assure également la direction littéraire d'anthologie lorsque tous ses boulots lui en laissent le temps, ce qui arrive trop rarement à son goût..

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