Entretien avec Cyril, chanteur et guitariste de Stubora

Bonjour, et merci de prendre quelques minutes pour répondre à mes questions. Est-ce que tu peux tout d’abord te présenter et nous expliquer ce que tu fais dans Stubora ?

Salut je suis Cyril, le guitariste et chanteur du groupe. Pas l’unique chanteur puisque Mick, à la basse, est également chanteur. Et Niala à la batterie complète le trio. Je suis à l’origine de la création du groupe en 95/96, un autre siècle mais un autre style de musique aussi car à l’époque nous faisions plus quelque chose proche du hardcore.

D’où vient le nom du groupe ?

A l’époque nous voulions quelque chose d’original, dont le sens ne serait pas direct ou tout du moins que le nom ne véhicule pas de sens. STUBORA vient en fait du mot anglais « stubborn », qui veut dire « têtu » ce que nous étions probablement à cette époque.

Comment en es-tu venu au metal, à la fois en tant que fan et en tant que musicien ?

Tout a commencé quand j’avais 12 ans. Je suis tombé dans une classe ou des jeunes écoutaient du heavy metal. Ces jeunes sont vite devenus des amis et j’ai découvert cette passion pour cette musique qui ne m’a jamais quitté depuis. Et je dirais que tout naturellement, les groupes de l’époque m’ont poussé à découvrir la guitare et à me lancer dans cet univers qui me permet encore aujourd’hui de m’exprimer.

Vision Obscure est le nouvel EP du groupe. Comment s’est passée son écriture ?

Tout est allé extrêmement vite. Nous avions sorti notre album « Horizon Noir » en Novembre 2019, pensant nous relancer dans une vague de concert, et partir pour le supporter pendant 2 ans. Mais en Mars tout s’est arrêté. Plus de concert, plus rien. Donc début d’Eté, quand on a vu que la situation allait durer, on s’est simplement dit qu’on ne pouvait pas rester là sans rien faire. Et là, où habituellement on est extrêmement lent, on s’est donné l’objectif d’écrire des morceaux pendant l’Eté et de les enregistrer dans la foulée. Nous écrivons nos morceaux séparément avec Mick, et en quelques semaines on avait en gros les 5 morceaux qu’on a confiés à Niala pour qu’il puisse intervenir sur les aspects plus rythmiques. Mais comme nous étions séparés depuis le premier confinement, on a bossé tous chacun dans son coin et on se faisait des debriefs en Visio pour reproduire un peu ce qu’on peut faire dans une salle de répétition. Pour nous cette nouvelle façon de travailler a été un sacré challenge mais a su nous démontrer ô combien nous pouvions travailler à distance.

Pourquoi ce titre pour l’EP ?

Comme nous avions toujours notre dernier album avec nous, nous voulions quelque chose de proche, qui reste dans la même lignée, qu’on n’efface pas cet album trop rapidement et qui nous avait pris deux à ficeler. L’album parler du futur que l’on voyait plutôt noir, d’où son titre « Horizon Noir ». Mais avec la situation liée à la Covid, le futur est devenu le présent. Le présent qui est cette « Vision Obscure » de ce qu’on avait pu exprimer seulement quelques mois auparavant.

D’où te viennent les idées pour les morceaux ?

De tout ! Tout peut déclencher à un moment donné une envie ou une idée de mélodie. Que ce soit ce que j’écoute ou ce que je regarde, car parfois certaines ambiances te mettent dans un état d’esprit qui influence ce que tu composes au moment de prendre la guitare.

Quelle est ta piste préférée de l’EP, et pourquoi ?

Je dirais « Atta, 451 » car il reprend pas mal l’esprit de ce que j’aime dans cette musique : l’énergie, la passion, l’agressivité et le son qui te prend aux tripes. Y a aussi un coté Thrash que je voulais intégrer et qui reprend les influences de mes premiers amours pour le thrash de la Bay Area.

Ca ressemble à quoi un concert de Stubora, quand vous aurez le droit d’en refaire justement ?

Ca ressemble à beaucoup d’énergie pour seulement 3 gars sur une scène. On a beau avoir des morceaux plus rock, notre cœur est Metal, donc on aime faire ressortir notre passion, l’énergie qui va avec, et offrir un bon moment à ceux qui viennent nous voir. Le concert est le moment le plus important pour le groupe, car tout ce qu’on fait avant ne sert uniquement qu’à profiter de cet instant ou seule la musique devient la priorité.

Le confinement d’un musicien, ça consiste en quoi ? Beaucoup de musique avant tout ?

Ca dépend un peu de chaque musicien. Forcément c’est beaucoup de musique, car on tourne en rond. Moi étant aussi gamer, je joue beaucoup plus ! Mais ça nous a aussi donné l’opportunité de travailler des reprises qu’on a publié en vidéo. On réserve d’ailleurs une surprise pour Noel. Mais au final ce confinement nous a aussi donné l’opportunité de faire cet EP !

2020 a été riche en sorties d’albums. Quel serait ton album de l’année, hormis celui de Stubora bien évidemment ?

Oula, question bien difficile…. J’ai besoin de réfléchir un peu… alors je ne vais pas donner un album mais deux albums… désolé… Une belle surprise a été « Ronin » de Rotting Out, un groupe que j’ai découvert par hasard, je me souviens même plus comment d’ailleurs. C’est bourré d’énergie, c’est accrocheur, extrêmement efficace, super bien pour se défouler. L’autre album est « Idols » de Chronus, sorti chez Listenable Records. Des mélodies incroyablement redoutables. C’est un rock assez soft un peu comme on peut le trouver chez Ghost, mais quel talent.

Merci pour tes réponses et à bientôt au détour d’un concert !

Merci à toi ! On a hâte d’y être, on ronge vraiment notre frein avec tous ces nouveaux morceaux qu’on a envie de jouer Live ! On veut jouer partout et le plus possible !!!

 

Thomas Riquet

Thomas Riquet

Passionné de littératures de l'imaginaire il cherche à faire partager sa passion au plus grand nombre à travers ses chroniques et le site. Depuis 2011 il est également anthologiste et directeur de la collection Reflets d'Ailleurs (Fantasy) des Editions Asgard, sous son vrai nom. Ce faisant il assure également la direction littéraire d'anthologie lorsque tous ses boulots lui en laissent le temps, ce qui arrive trop rarement à son goût..

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