Daddy Is The Devil – Freak Injection

Freak Injection est un groupe parisien proposant, de base, un metal indus assez fun et agréable à l’oreille. Après un premier EP, Freak Is Fashion, qui n’est pas forcément passé inaperçu, le groupe revient avec son premier album qui sort fin avril : Daddy Is The Devil. Qui devrait lui aussi marquer les esprits ? A découvrir tout de suite !

L’Intro porte bien son nom et crée juste une sorte d’ambiance électro un peu glauque et inquiétante, qui nous amène dans l’univers que le groupe va immédiatement développer avec Freaky Doll. Et là nous sommes face à une déferlante musicale de sons plus ou moins bien coordonnés initialement mais qui au final parviennent à convaincre. On se retrouve finalement avec un ensemble qui gagne en cohérence à mesure que le morceau avance, avec notamment un refrain bien foutu. Par contre on a l’impression de voir une licorne à paillettes et sous acides prendre les clefs de la voiture pour démarrer en trombe… Ça peut surprendre mais ce n’est pas forcément un mal vu que celle-ci a l’air de maîtriser son sujet. Glitters In Hell reste de la même veine sauf que là nous sommes dans la voiture avec la licorne qui headbangue. Ça va dans tous les sens, à toute vitesse mais c’est au final assez jouissif. Crosses débute de manière très électro, délaissant l’aspect indus de la musique du groupe pour donner un groove un peu plus disco. Ça passe également pas mal dans les oreilles. Quand on connaît un peu Charlie, la chanteuse du combo, on comprend totalement le côté complètement barré du titre Evil Racoon Party. Débutant sur une musique de jeu vidéo années 80, le rythme s’accélère et vocalement cela part complètement en cacahuète, mais si vous aimez les univers barrés alors vous allez vous faire plaisir ! On arrive à la moitié de l’album avec Sex Me et ses samples de soupirs de jouissance féminins, avant que la musique ne se mettre vraiment en place et que l’auditeur ne découvre le véritable intérêt de cette piste : une alternance de rythmes et de niveau vocaux vraiment bien faits, avec ce refrain en mode heavy metal classique.

 

 

La seconde moitié ne marquera pas l’assagissement du groupe qui va continuer à nous balancer son univers rose à paillettes en pleine face. Snakeskin ouvre une nouvelle facette de la musique du groupe, plus éthérée sur les couplets, avec une voix vraiment en retrait par rapport aux instruments. Clairement la licorne nous a donné un énorme pétard à fumer et le résultat s’exhibe sous nos yeux, rose et changeant. Daddy Is The Devil vient ensuite et propose un univers plus indus pour le coup, que j’ai trouvé plus intéressant encore que le reste de l’album. À vous de juger avec la vidéo ci-dessus ! Monster Town repasse en mode acide avec un électro très rapide, intense et prenant. Clairement on pourrait se croire au milieu d’une rave party en train de nous éclater avec la licorne de tout à l’heure… Nothing Without You propose un metal plus lourd, accompagné d’éléments indus qui passent très bien. Sex voodoo Rock’n’roll et Muse Maléfique concluent l’album de manière un peu étrange, mais au final tout dans ce Daddy Is The Devil ne l’est-il pas déjà ? Cette sensation de suivre un Alice au Pays des Merveilles est vraiment perturbant mais plutôt agréable au final !

Cet album est complexe à classifier, voire même de simplement dire si j’ai aimé. Clairement la musique est complexe, les talents vocaux de Charlie sont indéniables, l’univers est perturbant. Mais la sauce prend et l’album fonctionne de bout en bout. Daddy Is The Devil est donc un album intéressant, qui déroutera plus d’une personne évidemment, mais qui vaut le fait de se pencher dessus plusieurs fois. Mais juste, Charlie : Arrête la drogue, les licornes ça n’existe pas ! Bon par contre pour les Racoon maléfiques je dis pas…

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